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 (pv) it's not so easy to be me ft. matthias

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MessageSujet: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Mer 12 Mar - 15:00


Right from the start. You were a thief you stole my heart and I your willing victim. I let you see the parts of me. That weren't all that pretty and with every touch you fixed them. Now you've been talking in your sleep. matthias & jillian

it's not so easy to be me
La demoiselle s'arrêta devant la porte de son ami. Le seul qui comptait réellement pour elle. Il avait été là pour elle. Pour s'occuper de son état, dénigrant le sien par moment pour faire passer la demoiselle en premier. Jillian se sentait redevable d'une certaine façon. Matthias avait donné de son temps, de sa personne pour qu'elle se sente mieux, pour qu'elle puisse avancer, oublier ce mal qui la rongeait jour après jour. Ce n'était pourtant pas facile. Trois ans. Trois ans de deuil et elle sentait trop souvent cette peine remonter. Les sentiments néfastes se faisaient persistants et cette journée n'avait rien pour rendre son moral un peu meilleur. Loin d'elle l'envie de venir pour se plaindre. Loin d'elle l'envie de venir pour qu'il la console une fois de plus, il en avait déjà assez fait. Pourtant, elle se sentait l'âme à la dérive. Une partie d'elle avait envie de passer à autre chose, pendant que l'autre voulait simplement retourner dans le passé et retrouver cet amour perdu. Elle ferma les yeux, laissant la fumée couler le long de sa gorge pour y répandre cette sensation de brûlure, pour intoxiquer ses poumons. Le restant de cigarette vint s'éclipser sur le sol pendant un moment, son regard divagua sur sa main, sur cette alliance qui n'était plus à son doigt. Le mal était encore présent. Ce manque de lui. Il fallait qu'elle passe à autre chose. La peintre ne pouvait pas rester accrochée aux fantômes de son passé. Il fallait qu'elle vive.

Elle avait besoin de Matthias. Elle le savait. Elle le ressentait. C'était ancré en elle, au plus profond de ses entrailles. Il y avait toujours cette étrange fébrilité quand elle venait chez lui, quand elle allait à sa rencontre. Ce bien-être. Cette confiance. La peur se glissait dans ses pensées, s'y immiscent lentement et les scénarios futurs sur multipliaient, divaguant à leur sujet, inventant des histoires sur lui qui n'avait pas lieu d'être. Elle se perdait dans des questionnements impossibles à éviter, se demandant comment elle allait combler ce manque qui allait se créer quand il allait trouver femme à aimer, à combler. Elle secoua la tête. Chasser les pensées de ce genre lui semblait une meilleure alternative pour le moment. Jillian n'avait pas envie de le perdre. Elle n'avait pas envie de le partager. Purement égoïste de sa part, mais c'était plus fort qu'elle. Son poing percuta la porte en quelques coups nets. Le silence. Peut-être aurait-elle donné un avertissement de son passage. Elle s'était perdue dans ses pensées. Dans des heures de créations, de couleurs et n'avait pas vu le temps filer. Elle avait simplement décidé de passer. Parce qu'il lui manquait.

Partir était surement la meilleure option. Il ne pouvait pas être toujours là à attendre le retour de la brune, de son amie. Il avait une vie. Elle tourna les talons. Le bruit de la porte se fit entendre. Ses lèvres furent étirées d'un doux sourire. Chemin inverse, elle se retrouva une fois de plus devant la porte qui s'ouvrit sur Matthias. Ses yeux observaient le moindre de ses traits pendant quelques secondes. Ses cheveux mal placés. Ses vêtements encore froissés. La parole ne lui venait pas, se questionnant sur l'était actuel de son ami. Elle allait parler, mais les mots de bloquèrent dans le fond de sa gorge. Une silhouette féminine qui se détachait du fond. Une apparence qui ressemblait à celle de son ami. Son souffle se coupa. Son visage s'assombrit sans qu'elle ne puisse contrôler le malaise qui prit rapidement possession de ses sens. Douce jalousie qui glissait dans le creux de son ventre. Torture de ses sens. Torture de son esprit. Incapable de comprendre ce qui se passait en elle, incapable de réagir. Une claque. Une claque. C'est ce don elle avait besoin à ce moment même. « Je..» Sa voix se perdait dans des bégaiements incontrôlables. Dans une douce colère prenante, assommante. « Je suis désolée.» Nerveusement, elle tourna les talons pour se mettre en marche. Pour allez quelque part. Pour allez vers sa demeure. Ils demeuraient près l'un de l'autre après tout. Les sensations déferlaient dans son corps. Les images se succédaient dans son esprit. Elle aurait préféré ne pas voir. Ne pas savoir. La peur. Cette peur à même de la faire tomber. De la faire chuter. Elle l'envahissait sans qu'elle ne puisse la contrôler, la contrer.

Partir. Partir. Marcher. Oublier les sentiments étranges qui lui coupait le souffle. reprendre le dessus. Cette fierté qu'elle gagnait doucement. Déstabilisé. Perdu. Il fallait qu'elle parte.
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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Sam 15 Mar - 11:48


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it's not so easy to be me
Cela faisait quelques années désormais que le jeune homme s’était établi dans cette petite ville d’Australie. Un coup de cœur pour cet homme à la recherche de lui-même, d’un nouveau bord d’attache après avoir passé près de six mois auprès de la veuve d’un de ses meilleurs amis. La perte d’un proche était résolument profonde et intense, invivable parfois. Il l’avait ressenti ce deuil comme un véritable coup de poignard dans le cœur tant il avait partagé tant de choses avec cet homme, qu’il ne pourrait plus jamais revoir. Une amitié sincère et profonde qu’il ne pourrait sans doute pas revivre auprès d’une autre personne. C’était le genre de lien exceptionnel, précieux qui ne pouvait pas se renouer dans d’autres circonstances tant ils s’étaient entraidés tous les deux. Ils avaient tant passées d’heures ensemble, qu’ils avaient pu s’entrouvrir totalement à l’autre, ayant connaissance du moindre secret dérangeant de l’autre, un abandon de soi qui ne pouvait nullement être compréhensible pour des personnes, qui contrairement à eux n’avaient pas vécu l’horreur d’une guerre en laquelle ils avaient crus et perdait tant de valeur à longueur que ses journées s’étaient écoulés.

« Elle me manque, putain ! Je crève d’envie de la revoir, de la serrer dans mes bras, me blottir contre sa poitrine. J’en deviens fous, Matthew ! » Ces paroles prononcées avec tant de douleurs, révélatrice de ce manque qu’Ethan ne pouvait contenir après une journée passée au front. Un manque qu’il lui jalousait et qui pourtant le touchait tout autant après une journée à avoir risqué de nouveau sa vie. Ce besoin de serrer une femme, de la prendre dans ses bras, lui-même le ressentait ses terribles jours où ils avaient frôlé la mort, la défiant tant cela semblait être une addiction presque coupable. Une femme que son ami ne pourrait plus la contempler, serrer et aimer de cette façon passionnée avec laquelle il l’avait chérit durant des années, éperdument amoureux et fidèle à cette dernière, qui depuis, brisée, pleurait cette séparation si brutale. La destruction que l’amour pouvait provoquer, il n’avait pu qu’en être le spectateur, s’efforçant de remplir sa tâche, sa promesse de veiller au bien être de cette femme, qui semblait avoir perdue toute envie de vivre, sombrant inexorablement dans cette monotonie profonde et à laquelle lui-même ne voyait aucune échappatoire.

Il s’était installé chez elle sans lui demander réellement l’autorisation, désirant juste être là pour elle, trouvant auprès d’elle, une campagne qui ressentait cette douleur profonde d’avoir perdu un être cher, si insupportable que même les cris ne pouvaient nullement amoindrir. Juste le temps, ce putain de temps qui s’écoulait doucement, bien trop lent face à cette douleur qui même trois ans plus tard n’avait nullement disparue, fait son deuil. Il y avait encore des soirs comme celui-ci où il ne désirait qu’une chose : boire et l’oublier dans les bras d’une de ses amantes qui voulait bien succomber à ses charmes masculins afin de lui apporter cette plénitude qui saurait l’arracher de ses pensées si mélancoliques. Un sentiment qu’il fuyait derrière un sourire, savourant les lèvres pulpeuses et charnelles de cette belle demoiselle qu’il avait invité à boire un verre chez lui. Il riait avec elle, déblatérant des futilités comme à ses habitudes, n’étant nullement en mesure de ressentir réellement de sentiments profonds pour une femme, alors qu’ils se laissaient aller à ses plaisirs d’adultes.

Ce détachement vis-à-vis des choses, des gens en général était résolument un enfer parfois lorsqu’il prenait conscience que ceux qui semblaient avoir cette place au sein de son cœur étaient peu nombreux et se comptaient sur les doigts de la main : Ethan, désormais disparu, Jackie, sa sœur atteinte d’une maladie devant laquelle il se trouvait impuissant et Jillian, cette magnifique femme qui semblait encore se chercher en se remettant d’un deuil, sans fin. Une femme qu’il retrouva sur le pas de sa porte lorsqu’un bruit sourd était venue s’abattre sur le bois de la porte de sa maison, qu’il avait acheté lors de son arrivée à Gold Coast, à quelques mètres de cette demoiselle avec qui, il avait tant vécu de choses en si peu de temps. Une présence à laquelle il ne pouvait nullement honneur tant son état se trouvait résolument différent de ceux qu’il avait adopté jusqu’à ce jour.

Son regard marqué sa surprise, la gêne qu’il ressentait à cet instant alors qu’elle semblait prendre conscience qu’elle était arrivée au mauvais moment. Une gêne qui s’empressa rapidement de disparaitre pour venir faire place à une inquiétude profonde pour la jeune femme. Sa présence sur le pas de la porte, ces traits tirés, marqués par cette expression figée et minée, ne pouvait que le saisir alors qu’elle semblait sans voix, sans doute autant décontenancée que lui. Elle bredouilla un désolé avant de rebrousser, revenir sur ses pas en faisant demi-tour. Une situation résolument étrange pour lui, qui était résolument incapable de penser convenablement à ce qu’il venait de se produire. Il eut le mécanisme de fermer la porte, bien trop perdu dans ses pensées avant d’arrêter son geste. Il se retourne va vers sa compagne pour lui murmurer simplement.

« Je suis désolé Kathleen mais,… serait-il possible de se revoir un autre soir ? »

Une façon de lui demander prendre congés sans penser à ce qui pourrait travers l’esprit de cette demoiselle ? Sans doute. Il n’était nullement en mesure de songer à tout cela à cet instant, ne l’étant même pas capable de le faire en temps normal. De ce fait, il ne fut nullement surprit de la gifle qu’il reçut au passage de la jeune femme dans le cadran de la porte. Sa remarque ne le fit même pas réagir lorsque cette dernière le traita de goujat en s’extirpant de sa maison. Une gifle qui ne vint nullement modifier son état quelque peu second dans lequel il se trouvait alors qu’il attendait quelques dizaines de minutes avant de venir refermer la porte de chez lui, prenant le chemin en destination de son amie qu’il voyait loin devant lui, ayant prise de l’avance par rapport à lui. Il se dirigeait vers elle dans un pas lent, l’accélérant bien malgré lui tant elle lui semblait lointaine au point de se mettre à courir pour la rejoindre, la retenir délicatement en empoignant son bras pour l’arrêter dans sa marche, à quelques mètres de chez elle.

« Jillian ? » Lâcha-t-il dans un souffle court et soucieux alors qu’il l’intimait à se tourner vers lui, la fixant de son regard perçant et à la fois doux pour ajouter simplement. « Tout va bien ? Tu as les traits un peu fatigué ? Tu veux parler ? »

Ces questions n’étaient qu’une formalité à vrai dire. Il n’avait pas besoin qu’elle y réponde pour prendre conscience que non, elle n’allait pas bien et avait besoin de parler et il était évident qu’il ne bougerait pas tant qu’il n’en verrait pas l’utilité, sans lui avoir donné l’occasion de s’exprimer, d’évacuer ces paroles quand bien même l’état dans lequel il se trouvait, ne le mettait nullement en valeur.

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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Sam 15 Mar - 12:37


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Impossible de décrire comment elle se sentait à ce moment même, elle ne le savait pas elle-même. C'était déroutant et tellement déstabilisant. Sentiments qu'elle était dans l'incapacité de contrôler, de comprendre. Malaise prenant à même de lui donner le vertige. Jillian n'avait envie que de revenir sur ses pas, que de courir jusqu'à arriver à sa demeure et s'y enfermer. Aucune envie de voir ce genre de scène, d'assister à ce genre de moment. Savoir n'était pas quelque chose qui lui plaisait dans ce genre de moment. Quand il était question de lui, elle ne savait pas comment se comporte, comment se sentir. Cette peur. Cette foutue peur dont elle était incapable de se défaire. Elle tenait à lui, surement plus qu'il ne le fallait réellement, mais il avait été là pour lui venir en aide alors qu'elle était au plus bas, risquant de se retirer la vie à tout moment. Elle n'allait pas bien. Depuis quelques jours, elle avait retiré la bague qu'elle portait depuis des années. Ce n'était pas facile pour elle. Elle ressentait un vide. Cette sensation que tout était réellement terminé, même si elle savait parfaitement que c'était le cas. La demoiselle accélérait le pas. Elle n'avait pas envie de rester sur le pas de sa porte. Elle n'avait pas envie de savoir qu'il se perdait dans les délices de la chair. Jillian s'en doutait, elle n'était pas dupe. Matthias avait ce petit quelque chose d'attirant et elle savait qu'il était une bonne personne. Trop bonne personne. Loin d'elle l'envie de voir les femmes qui passaient dans son lit. Elle soupira, passant une main fébrile sur son visage. Sa demeure était à portée de main. Elle allait retomber dans cette solitude qu'elle avait du mal à accepter. Un jour ou autre, il allait s'éprendre d'une femme et il ne serait pas aussi présent dans sa vie qu'il ne l'était maintenant. Il fallait qu'elle se fasse à l'idée et cette situation allait lui donner un coup de main.

La pression contre son bras la fit sursauter. La demoiselle ne s'attendait pas à ce qu'il parte à sa poursuite. Elle se crispa, attendant un moment avant de se retourner, de poser son regard dans le sien. Aucune idée si elle se sentait prête à l'observer, pas après ce qui venait de se passer en elle. Sensation qu'elle avait du mal à comprendre. Que se passait-il au juste? Jillian prit une grande respiration avant de se retourner, laissant ses iris sombres se poser dans le regard céruléen de son ami. Son ami. C'est ce qu'il était. Pourquoi se sentait-elle dans tous ses états? Un sourire forcé se posa contre ses lèvres. Sourire qu'elle tentait de rendre vrai, il la connaissait trop. Trop pour se laisser berner par ce petit mensonge qu'elle lançait. « Je vais bien.» C'était faux. Elle savait qu'il n'allait pas croire un piètre mot de ce qu'elle était en train de lui raconter. Qu'importe. Le regard de la jeune femme s'accrocha à la marque rouge sur sa joue. Pas besoin de lui faire un dessin pour qu'elle comprenne la source de cette marque, de la rougeur contre sa peau. Elle serra les dents quelques secondes, levant la main pour passer le bout de ses doigts sur sa joue encore fragile. Geste intime. Geste doux. Ils étaient près l'un de l'autre après tout, mais à quel point? La demoiselle agissait sans penser. Ses doigts caressèrent sa peau pendant quelques secondes avant croise ses bras contre sa poitrine. Le malaise. Le foutu malsaine à même de la rendre folle. « Dure journée. Rien de plus.» Elle était froide? Un peu. C'était plus fort qu'elle. Un geste tellement doux, mais des mots lancés à la va-vite. Il y avait quelque chose. C'était clair. Il allait se douter.

Il fallait qu'elle se calme. Qu'elle calme les sensations qui déferlaient dans son corps, qu'elle pense à autre chose que cette femme qu'elle ne connaissait même pas, mais qu'elle détestait déjà. Son regard le quitta simplement. Jillian avait du mal à le soutenir en ce moment. La gêne. La jalousie. La rage. La peur. Trop de choses qu'elle était inapte à comprendre au moment présent. Les yeux de la jeune femme se posèrent contre le sol qui n'avait rien de vraiment intéressant. Fuir son regard. Fuir cette approche. Il aurait simplement dû finir ce qu'il était en train de faire, ne pas venir à sa poursuite. La demoiselle leva les yeux pour l'observer une fois de plus. « Tu n'aurais pas dû venir. Ce n’est pas important, j'avais juste envie de passer te voir.» Elle prit une pause. « En fait, j'aurais dû prévenir.» La veuve haussa simplement les épaules. Une erreur qu'elle ne referait plus jamais. Hors de question qu'elle soit spectatrice d'une autre scène de la sorte. « Je.» Elle cessa de parler un moment avant de reprendre. Hors de question de parler de cette tristesse intense. Retirer sa bague la peinait encore. Elle sentait qu'elle retombait dans ce gouffre qu'elle tentait d'éviter depuis longtemps. Jillian se sentait coupable. Coupable d'avoir autant besoin de lui. « Je suis désolée pour ça.» Elle leva la main pour désigner la gifle qu'il avait reçue à cause d'elle. « Tu devrais l'appeler.» La demoiselle faisait tout pour éviter le sujet, pour ne pas parler de la réelle raison de sa visite. Elle passait par-dessus la foule de sentiment qu'elle ressentait en ce moment pour lui dire de retourner vers cette femme. Que pouvait-elle faire de plus? Il était hors de question qu'elle l'empêche de vivre sa vie. Matthias avait déjà trop fait pour elle. Elle sentait qu'elle abusait de lui. Qu'elle était simplement incapable de se défaire de sa présence et ça la rendait folle. Ça la rongeait. Ça la tuait doucement de sentir qu'elle n'avait pas la moindre envie qu'il soit moins présent dans sa vie. Elle avait besoin de lui. Beaucoup trop.

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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Dim 16 Mar - 8:50


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Quelque peu déstabilisé par l’arrivée intempestive de cette jeune femme sur le pas de sa porte, Matthias se trouvait dans un état quelque peu second, incapable de songer promptement à cette curieuse sensation qu’il avait cru percevoir dans les prunelles de la veuve de son ami. Nullement doué en relation avec les autres, il lui était difficile de comprendre la psychologie des autres. Un défaut que bon nombre de ses conquêtes avaient pu lui reprocher par le passé. La subtilité des choses, des sentiments étaient autant d’éléments qui échappaient à ses yeux, son esprit à tel point qu’il fallait souvent qu’une de ses amantes ne le giflent et ne s’énervent sur lui pour qu’il suppose que quelque chose semblait déranger cette dernière. Cette gifle qu’il venait de recevoir de Kathleen était un signe évident que son action pouvait paraitre étrange. Après tout, il la mettait à la porte pour rejoindre une autre femme, un geste résolument douteux, sans doute. Il ne voyait malheureusement pas les choses sous le même angle, bien trop obnubilé par l’esprit quelque peu figé de la veuve de son meilleur ami, décédé.

Un geste naturel à ses yeux alors qu’il s’était élancé à sa rencontre pour s’assurer qu’elle allait bien même si  inconsciemment, il avait pleinement conscience que la jeune femme semblait de nouveau plongée dans ses pensées sombres, qui tout comme les siennes le plongeait dans cette mélancolie incommensurable. Il avait formulé ses questions plus par convenance que comme de réelles interrogations. Il n’avait pas besoin qu’elle y réponde pour comprendre que son mal être n’était nullement anodin En effet, il savait que quelque chose la tourmentait même s’il ne pouvait nullement identifier la cause tant la psychologie féminine était un art trop complexe à son sens. Il parvenait que comprendre la psychologie de sa sœur et avec l’âge, la distance, il finissait également par ne pas savoir sur quel pied danser. C’était parfois épuisant mais, dans le cas présent, il s’efforçait de s’accrocher aux divers éléments pour tente d’être en mesure de soutenir la jeune femme. Un souhait qui se trouvait à l’origine une promesse qu’il avait faite et qu’il s’efforçait simplement de remplir, quitte à faire du zèle sans en avoir l’impression tant il lui semblait désormais légitime de se trouver aux côtés de cette femme pour lui permettre d’oublier ses peines, la faire rire lorsqu’il sentait les vieux fantômes de son amour avec Ethan, la tourmenter de nouveau.

Ainsi, il l’observait avec attention pour prendre en compte les éléments de son comportement pour pouvoir aiguiller son jugement sur ce qu’il se passait dans le fond intérieur de Jullian. Cette dernière lui souriait, de ce sourire forcé qu’il lui avait tant vu porter par le passé en prononçant ces mêmes paroles qui ne pouvaient que sonner faux à ses oreilles. Elle n’allait pas bien et ces prunelles se firent plus intenses malgré lui alors qu’il sentait les phalanges frêles de son amie venir se choir sur sa joue, marquée de cette main féminine qui n’était nullement la sienne. Un geste si doux, si intime, qui les rapprochait et ne pouvait que rendre son état plus profond. Une situation à la fois si plaisante et étrange pour les deux jeunes gens que le malheur et la perte de cet être commun avait si promptement réuni. Il apprécia ce délicat contact, y ressentant un certain plaisir quelque peu coupable avant que ces phalanges vinrent s’éloigner de sa chair. Il vit cette dernière adopter une position fermée à la conversation en avouant qu’elle avait eu une dure journée, rien de plus. Un aveu prononcé dans une voix froide qui ne pouvait qu’accroitre l’alerte de son esprit à ce sujet.

Cette dernière vint fuir son regard, se poser sur le sol, une position de repli sur elle-même comme il lui avait connu de nombreuses fois par le passé. Une réaction qui ne pu qu’accroitre son appréhension, son angoisse à son sujet alors qu’elle lui répondait qu’il n’aurait pas dû venir, que ce n’était pas important et qu’elle avait juste envie de le voir. Des paroles de rejet dans une certaine mesure alors qu’elle ajoutait qu’elle aurait dû prévenir de son passage, haussant simplement les épaules comme s’il s’agissait d’une erreur. Des paroles dont il ne comprenait point le sens, ne voyant nulle indélicatesse de sa part dans son action précédente alors qu’il répondait simplement.

« Tu n’as pas besoin de prévenir lorsque tu désires venir me voir, Julian. Tu sais bien, que ma porte sera toujours grande ouverte pour toi. »

Sa voix s’était faite plus froide qu’il ne l’aurait voulu. Sans doute se trouvait-il mal à l’aise face aux sous-entendus que la jeune femme soulevait au travers de ses mots. Il n’aimait pas ce qu’il comprenait alors qu’elle venait de s’excuser pour la gifle qu’il venait de recevoir, ajoutant qu’elle aurait du appeler. Des paroles auxquelles il se contenta simplement de hausser les épaules en avouant bien honteusement, du moins sans doute est-ce le sentiment qui aurait du l’habiter à cet instant.

« Ça n’a pas vraiment d’importance, désormais. » Lâcha-t-il simplement avant de marquer une pause pour poursuivre. « Tu n’as pas à être désolé pour ça, comme d’être venu me rendre visite à l’improviste. J’en suis même plutôt satisfait… »

Il avait murmuré ses mots avec plus de douceur en venant se saisir finement du poignet gauche de son amie pour l’inviter à s’asseoir sur les marches du perron de sa maison où il vint s’établir à ses côtés. Un geste naturel à ses yeux alors qu’il portait son regard sur la main gauche de cette dernière. Sans en comprendre réellement la signification, son esprit avait été interloqué par un fait étrange alors que ses prunelles venaient se poser sur cette annulaire, orphelin de cette bague de fiançailles, qui l’avaient orné tant d’années au point qu’une trace indélébile pour l’instant ne pouvait nullement masquer son absence. Il était particulièrement surprit, troublé par cette absence et la signification que celle-ci pouvait impliquer. Il détailla ce doigt avec attention avant de reporter son attention vers le visage de la jeune femme, scrutateur et inquiet tant il prenait conscience que cette action de la part de la jeune femme n’était nullement anodine.

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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Lun 17 Mar - 1:50


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Elle s'en voulait d'être tombée sur cette scène qu'elle aurait préféré ne pas voir. Ça la troublait. Ça la déstabilisait et elle ne savait plus comment se comporter, comment se sentir. Matthias avait toujours été là pour elle et la demoiselle avait du mal à accepter qu'il soit en présence d'une autre femme. Elle avait du mal à le laisser faire sa vie, le laisser partir. Au fond d'elle, la brune savait qu'elle l'empêchait d'avancer, la retenant elle-même dans ce passé houleux encore douloureux dans le fond de son être. Jillian l'empêchait de mener cette vie qu'il méritait tant. Si à la base, la brune ne lui faisait pas confiance et le jalousait parce qu'il passait beaucoup plus de temps qu'elle avait celui qu'elle aimait, ce n'était plus le cas maintenant. Il avait été là pour elle. Il avait compris cette foutue douleur dont elle avait encore du mal à se départir complètement. Jillian savait qu'il fallait qu'elle avance, qu'elle passe à autre chose, mais ce n'était pas facile. Après trois ans, ça faisait encore mal. Des cicatrices qui ne guériront surement jamais.

Pour le moment, c'était autre chose qui la troublait, qui la rendait nerveuse. Ça ne concernait pas celui qu'elle avait aimé pendant des années, mais celui qui se tenait tout juste devant elle. Matthias. Aucune idée de la façon qu'elle voulait aborder en ce moment même. Cette envie de pleurer, de crier, de partir simplement et de le laisser retourner à sa vie. À leur vie. Il allait bien falloir qu'elle s'attache à un autre et c'était de même pour lui. Il y avait pourtant quelque chose qui la poussait à retourner vers lui, à se rapprocher sans pouvoir se détacher. Tant de fois elle s'était blottie au creux de ses bras en pleurant, tentant de retrouver espoir à cette vie qui lui semblait vide de sens. Il l'avait empêché de faire des gestes irréparables. Elle lui en était reconnaissante de depuis quelque temps, elle avait décidé de lui rendre la pareille. Il méritait qu'elle s'occupe un peu de lui, qu'elle lui offre de son temps et qu'elle lui montre autre chose que ça mal, que cette tristesse qu'elle avait pu avoir pendant des années. Les doigts de la demoiselle se perdirent sur sa joue pendant un moment. Geste trop tendre pour être surement vide de sens. Sensation qui troublait encore plus son esprit. Quelques secondes. Quelques secondes avant que le contact ne se termine. Ce contact à même de la rendre fébrile. L'incompréhension planait dans son esprit, sans qu'elle puisse mettre les choses en ordre. Ça la rendait folle. Ça le déstabilisait complètement. Elle observa sa peau un moment, sentant encore cette douceur avant de se fermer complètement. Qu'est-ce qui lui prenait?

Éviter le sujet. Ne pas parler de sa peine. De cette étape qu'elle avait franchie il y a quelques jours. La demoiselle n'avait pas envie qu'il sente qu'il ne servait qu'à amoindrir le mal qui prenait trop souvent place en elle. Matthias n'était pas que cela pour elle. Il était bien des choses. Surement trop de choses. Elle ferma les yeux pendant un moment, pensant à ce qu'elle avait envie de lui répondre, pensant à la phrase qui serait le plus appropriée. La jeune femme posa une nouvelle fois son regard directement dans les yeux pâles de son ami. Il avait un regard intense. Ce quelque chose de troublant. D'attirant... Elle sourit un peu, nerveusement. Il y avait quelque chose qui se passait en elle et la demoiselle tentait simplement de le rejeter, de l'envoyer au plus loin et de raisonner. Peut-être qu'elle avait simplement besoin de parler. Simplement besoin d'être rassuré. Matthias était son ami le plus précieux. Simplement. Pourtant. « Je n'ai pas envie de t'empêcher de faire ta vie. Tu as déjà bien trop fait pour moi.» Ses mots étaient soufflés, comme dans un aveu. Ça la rongeait depuis quelque temps et c'est la première fois qu'elle lui en parlait autrement. Elle serra les dents un moment avant de reprendre plus fermement. « Je n'ai pas envie que tu penses que je viens te voir simplement quand je vais mal. Ce n'est pas simplement ça. J'ai envie de te voir. Tu me manques souvent.» Qu'est-ce qu'elle était en train de raconter? Les mots sortaient simplement de ses lèvres avec le peu d'assurance qu'elle pouvait avoir en ce moment. Elle était sincère. Il pouvait le voir. Ses propres mots eurent le don de la surprendre. Comment allait-il réagir à cet aveu lancé ce soir, dans cette nuit douce, face à la femme de son meilleur ami mort? Elle-même ne savait pas comment réagir à ce qu'elle venait de dire. Elle se contenta simplement de ne plus rien ajouter. Il y avait déjà assez de sens à ce qu'elle pouvait lui dire. Ses yeux avaient du mal à le quitter. Il avait le don de la rassurer, malgré cette étrange jalousie qu'elle ressentait, tentant plutôt de l'associer à la peur de la perdre qu'autre chose. La demoiselle baissa le regard à ses mots, ne sachant pas réellement comment réagir ou comment se sentir dans cette étrange situation.

Jillian finit par le suivre, se posant près de lui sur le pas de sa porte, laissant le silence prendre place entre eux. Un silence qui ne la rendait nullement mal à l'aise, c'était plutôt ses réactions qui la déstabilisaient, qui la rendait si fébrile. Les yeux de la jeune femme se contentèrent de détailler le sol devant elle, se demandant ce qu'elle avait envie de dire ou ne pas dire à ce moment même. Elle posa ses bras contre ses cuisses, y prenant appui. Fatiguée. Fatiguée de se battre avec son passé qui ne la quittait pas et les nouvelles sensations qui prenaient place en elle. La demoiselle n'était pas si forte que ça. Pas si apte à s'en sortir sans la moindre égratignure. « Je n'ai pas envie de te perdre toi aussi.» Un murmure. Un autre aveu qu'elle lui lançait. La demoiselle tourna le visage pour poser son regard dans le sien. Pour le moment, elle n'avait pas envie de parler du manque de sa bague ou de leur passé commun. Elle avait envie de parler de lui. D'eux. « Je sais bien qu'un jour ou l'autre tu vas t'attacher à une femme et que tu devras lui consacrer de ton temps. Je me doute que ça va finir par arriver et je n'ai pas le droit de t'empêcher d'être heureux. Tu le mérites Matthias.» Elle prit une pause avant de reprendre. Sa voix était fébrile. C'était troublant. « Ça me fait peur.» La demoiselle posa sa main contre le bras de son ami. « J'ai peur parce que tu as toujours été là pour moi et que sans toi je ne serais rien.» Elle leva les yeux au ciel un moment, parce qu'elle avait cette envie de pleurer qui le prenait. Sa gorge se nouait. C'était vraiment troublant. C'était vraiment étrange. La première fois qu'elle lui avouait le fond de ses pensées et que ses paroles ne se consacraient pas à son fiancé. « J'ai l'impression que je t'empêche de faire ta vie, mais je suis incapable de me détacher de toi. Tu es la seule personne à avoir autant d'importance pour moi. C'est égoïste de ma part. C'est égoïste de prendre autant de place dans ta vie.» La demoiselle était sincère et d'une certaine façon, ça lui faisait du bien de lui avouer ce qui la tracassait.


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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Lun 24 Mar - 10:21


Right from the start. You were a thief you stole my heart and I your willing victim. I let you see the parts of me. That weren't all that pretty and with every touch you fixed them. Now you've been talking in your sleep. matthias & jillian

it's not so easy to be me
Il n’était nullement en mesure d’entrevoir les raisons qui poussaient la jeune femme à agir de la sorte pour en venir à s’excuser d’être venue lui rendre visite sans même s’annoncer. Il ne voyait nul problème à cela tant sa porte se trouverait toujours ouverte pour la jeune femme qui se trouvait face à lui. Elle n’avait commis aucune erreur, ni aucune indélicatesse en agissant de la sorte et il n’avait pas hésité à lui faire part, par deux fois de ses pensées. Il désirait qu’elle cesse de penser à tout cela, à ces réprimandes qui n’avaient aucun lieu d’être tant celles-ci ne frôlaient son esprit. Il ne pouvait donc que se sentir quelque peu décontenancé par les mots de son amie, ne percevant nullement le message subtil que ces derniers lui transmettaient pourtant si obligeamment.

Il l’observait donc avec intensité, ses prunelles la détaillant avec inquiétude tant le comportement de cette dernière se trouvait particulièrement étrange. Les yeux clos, cette dernière semblait réfléchir à quelque chose sans qu’il puisse clairement l’identifier. Cette conversation qui se déroulait entre eux deux, se trouvait résolument atypique, bien loin de toutes celles qu’ils avaient pu échanger par le passé lorsque la jeune femme était au plus mal. Le regard qu’elle lui tendit quelques instants plus tard, ne pouvait qu’approfondir ce malaise étrange qu’il ressentait vis-à-vis de tout cela. Les prunelles de son amie avaient une lueur particulière qui indirectement l’attirait bien malgré lui. Les paroles qui s’exprimèrent ne vinrent nullement amoindrir son incompréhension vis-à-vis de cette conversation. Elle lui informait qu’elle n’avait pas envie de l’empêcher de faire sa vie car il en avait déjà trop fait pour elle.

Des mots soufflés dans un murmure qui sonnaient tel un aveu cuisant qu’il avait été incapable de voir venir. Il ne comprenait absolument pas ce qu’il se passait et il ne pouvait nier que cela le rendait particulièrement nerveux d’autant plus lorsque la jeune femme ajouta qu’elle n’avait pas envie qu’il pense qu’elle venait le voir simplement quand elle allait mal. Ce n’était pas que cela car elle avait envie de le voir tant il lui manquait souvent. Une confession qui le laissa quelque peu muet tant il ne s’était nullement attendu à tels mots. Quand bien même n’avait-il jamais douté de l’amitié qui s’était tissée entre eux deux, l’entendre le dire ainsi avec ce regard était résolument troublant. Il ne dit mot à cette affective confession alors qu’il l’intimait à venir s’asseoir sur le perron de sa demeure comme ils avaient l’habitude de le faire par le passé.

Son regard s’était alors posé naturellement sur sa main, prenant conscience de la disparition de cet anneau qu’il lui avait toujours connu depuis leur toute première rencontre. Il ne pouvait donc qu’être particulièrement surprit et aussi inquiet de cela tant cela se trouvait être une raison valable pour expliquer le comportement aussi inconstant et fébrile de son amie. Une amie qui s’était repliée dans son silence, fixant inexorablement le sol qui se trouvait sous son regard. Un comportement qui le laissait résolument troublé alors qu’il la détaillait avec attention. La suite des paroles de Jillian ne purent qu’accentuer cet effet alors qu’elle lui murmurait qu’elle n’avait pas envie de le perdre. Elle venait de tourner son visage vers le sien, ses mots n’ayant été que de faibles murmures dont il ne pouvait nullement certifier s’il les avait bien entendu ou bien rêvés. Son regard se fit brillant, légèrement troublé par ce que ces derniers mots pouvaient soulevés comme réalité. Elle lui murmurait qu’elle savait bien qu’un jour ou l’autre il finirait par s’attacher à une femme et qu’il devrait lui consacrer son temps. Elle se doutait que ça allait finir par arriver et elle n’avait aucun droit de l’empêcher d’être heureux car il le méritait.

Des paroles qui le touchaient, le troublait même cruellement tant il se trouvait incapable d’y répondre. Il la fixait donc troublé, silencieux tandis qu’elle lui exprimait toutes ses craintes. Elle avait peur parce que sans lui, elle ne serait rien tant il avait toujours là pour elle. Il sentait les sanglots dans sa voix et c’est ce qui l’intima à poser sa main de façon bienveillante sur l’épaule alors qu’il l’obligeait au travers de ce geste à la fixer. Il la regardait avec intensité alors qu’il murmurait simplement dans un ton des plus doux.

« Je comprends... » Lâcha-t-il dans un premier temps afin de trouver les bons mots même s’il ne pouvait être sur que le message qu’il désirait lui offrir saurait être audible aux oreilles de son amie. « Je comprends que tu puisses être effrayée par tout cela. Il m’arrive également de songer à tout cela… Il est fort probable qu’un jour, cela se produise. Peut être trouverais-je une femme à aimer ou peut être trouveras-tu un autre homme à aimer... »

Cette pensée était loin de le laisser indifférent mais, il se rendait compte qu’elle finirait par se réaliser un jour ou l’autre. Après tout, Jillian était une femme merveilleuse et il était persuadé que cette dernière devait résolument être courtisée par des hommes, qui succombaient à son charme si naturel. Sans doute aurait-il fait parti de ces derniers s’il l’avait rencontré dans d’autres circonstances. Jillian avait tout ce qui pouvait plaire à un homme, un caractère doux et à la fois passionnée, qui savait surprendre comme attendrir. De nombreuses qualités qu’il avait découvertes au travers des récits de son ami et grâce auxquels, il avait appris à la découvrir et à l’apprécier.

« Ce sera sans doute inévitable. Je l’espère de tout cœur pour toi. Que tu trouveras un homme qui saura te rendre aussi heureuse, qu’Ethan a pu le faire par le passé. Que tu puisses trouver de nouveau ce bonheur. Tu n’as aucune raison de craindre de perdre cette « amitié » qui nous lie. Tu es mon amie et je serai toujours là pour toi quand tu en auras besoin.» Il fit une légère pause avant de poursuivre plus convaincu que jamais « Tu ne m’empêche pas de faire ma vie et tu n’as jamais été un fardeau, non plus à mes yeux, Jillian. Tu avais besoin d’un soutien et j’ai voulu l’être… J’en avais besoin également. Tu m’as beaucoup plus aidé que tu ne le penses, crois-moi. »

Il fit une pause dans ses paroles dans un fin sourire afin de reprendre le fil de ses pensées alors qu’il venait glisser sa main derrière sa nuque pour la décontracter tant il se sentait raide, quelque peu mal à l’aise face à ces confessions qu’ils se livraient mutuellement.

« Je ne suis pas devin… Je ne sais pas de quoi sera fait demain mais, je suis et resterai ton ami. Si tu as besoin de moi, je serai là, c’est tout donc je suis sur à ce jour. »

Son regard se fit plus affirmé que jamais alors qu’il la fixait avec intensité. Il ne mentait nullement à ce sujet. Qu’importe l’heure du jour et de la nuit, elle pouvait compter sur lui tout comme il pouvait lui faire confiance, tout simplement.


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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Lun 24 Mar - 14:54


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La situation avait tout d'étrange, laissant son corps se perdre dans des sensations qu'elle n'avait pas ressenties depuis des années. Elle tentait de l'appréhender et de répondre aux questions qui pointaient dans le fond de son esprit. Mettre le doigt sur ce qui la troublait temps, sur la raison du comportement qu'elle avait adopté quand elle était tombée sur cette scène quelques instants plus tôt. Cette jalousie à même de la rendre folle, de faire naître un malaise prenant et déroutant. La peur. C'était surement la peur qui la prenait. Cette peur de le perdre ou de le voir quitter sa vie. C'était sa raison. La raison qu'elle donnait à ce flot d'émotions qui prenaient place en elle à ce moment même. Matthias était là. Il avait posé un lapin à la demoiselle. Il avait décidé de venir à sa rencontre plutôt que de continuer à se perdre dans les plaisirs de la chair avec cette inconnue qu'elle méprisait bien malgré elle. Jillian n'était pas de nature hargneuse, à mépriser les autres, mais c'était plus fort qu'elle. Foutu mépris qui prenait possession de son corps, la déroutant sans qu'elle ne puisse comprendre cette haine viscérale.

Elle avait du mal à faire face à cette situation. Du mal à mettre les mots sur ce qu'elle ressentait exactement. La demoiselle ne voyait pas sa vie sans lui. Elle ne voyait pas Matthias se perdre dans les bras d'une autre femme tellement elle avait passé du temps avec lui. Il faisait partie de sa vie. Il avait été là pendant des années et ce n'est que récemment qu'elle se rendait compte à quel point elle tenait à lui. Affronter son regard lui était plus difficile qu'en temps normal. Surement parce qu'elle avait du mal à assumer ce qu'elle disait, sentant la gêne prendre possession d'elle. Pendant tellement de temps, elle s'était contentée de se morfondre dans ce mal qui ne la quitterait surement jamais. Dire ce qu'elle pensait n'avait rien de facile. Lentement, elle reprenait le contrôle de cette vie qui lui avait glissé trop rapidement entre les doigts. Un moment de silence. Un moment qui pouvait sembler interminable. Le regard de la femme finit par se perdre dans celui de son ami. Ce regard rassurant. Ce regard perturbant. Ce regard attirant. Ce foutu regard océan à même de marquer l'esprit de la peintre, de le glisser dans ses pensées fragiles. « Un autre homme à aimer.» Encore maintenant, ça lui semblait tellement impossible. D'une certaine façon, elle savait que c'était la meilleure chose à faire, mais elle ne se sentirait jamais complètement prête à s'abandonner à un autre. Surement pas autant. Par peur de le perdre à nouveau. Par peur de souffrir encore une fois. « Ça me semble encore étrange à accepter même si je sais que je ne pourrai pas rester seule toute ma vie.» Un soupir passa le cap de ses lèvres pendant un court instant. La demoiselle ne quittait pas son regard, ne bronchant simplement pas quand elle sentit la main de Matthias se poser contre son épaule. C'était plutôt un bien-être qui prenait place en elle à ce moment précis.

Sa main ne quittait pas l'avant-bras de Matthias, se sentant complètement rassurée quand elle se trouvait avec lui. Il était le seul à qui elle pouvait pleinement se confier sans se poser la moindre question. La seule à faire partie de sa vie. Le seul à avoir sa confiance complète. Le seul à avoir autant d'importance dans son existence. Son regard le quitta un moment pour laisser ses iris chocolat se poser contre sa propre main, qui était posée contre sa peau masculine. Elle ne pouvait faire autrement que d'analyser la situation, que d'analyser ce qui était en train de se produire tellement elle ne savait pas comment se sentir. Un léger sourire vint peindre le visage de la demoiselle, laissant son regard se porter une fois de plus dans l'océan de ces yeux. « Je n'en sais rien, honnêtement. Je préfère ne pas trop penser à mon avenir amoureux parce que ça me rend nerveuse. Je pense que j'ai peur de m'attacher et je sais au fond de moi que je ne pourrai jamais m'abandonner de la même façon.» Elle haussa doucement les épaules avant de reprendre. « Je me contente de ne pas trop y penser pour le moment.» Loin d'elle l'envie de parler de son futur amoureux. C'est ce qui lui semblait le mieux. Quand Jillian y pensait trop, elle se retrouvait souvent prise d'une panique qu'elle avait du mal à contrôler. Pour le moment, il n'y avait pas d'homme à même de faire battre son coeur, à même de combler ce vide dans le fond de son coeur. Enfin. Matthias le comblait lui. Elle pencha son minois sur le côté pendant un moment, observant ses traits pendant quelque seconde alors qu'il tentait de la rassurer. Il savait y faire avec elle. Il savait les mots qui pouvaient la calmer. La rassurer. Ils étaient étrangement près l'un de l'autre, sur le pas de sa porte et c'est la première fois qu'elle ne se sentait pas complètement confortable dans cette étrange proximité. La main de Matthias contre son épaule. Son visage. Son corps tout juste à côté du sien. Sa main contre sa peau masculine. Il y avait ce quelque chose de déstabilisant. Ce quelque chose de prenant. « Je pourrais te répondre la même chose. Tu as été là pour moi et je veux te rendre la pareille.»

Sa voix était faible, douce. Jillian n'avait pas besoin de parler trop fort puisqu'il était près d'elle. Le vent soufflait doucement. La température était agréable. Le moment l'était tout autant, surement même un peu trop. Trop de chose à gérer à ce moment même. Trop de chose qui la rendait nerveuse, fébrile. Cette proximité. Les aveux qu'elle lançait. L'artiste ne faisait que refouler ce qui se passait au plus profond d'elle. Se dire que Matthias était simplement un ami. Un frère sur qui elle pouvait compter. Refouler ce qu'elle ressentait réellement, ce qui la troublait de plus en plus. Cette éventualité ne lui avait jamais effleuré l'esprit. Cette fin ne lui était jamais apparue. Son coeur disait quelque chose, mais son esprit avait tôt fait de la remettre sur le droit chemin. « Tu mérites le bonheur. Tu es un homme formidable Matthias. Je comprends pourquoi Ethan tenait autant à toi. Maintenant c'est moi qui ne peux plus se passer de ta présence.» Elle sourit. La jeune femme était plus détendue que tout à l'heure, mais son corps était pris d'une étrange fièvre.

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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Mer 2 Avr - 7:24


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Il était évident qu’il ne pouvait que comprendre la légère angoisse de son amie à ce sujet. Il était lui-même sujet à cela lorsque ses pensées l’amenaient bien loin dans l’avenir, venant même à songer à tout cela. Au fond de lui-même, il savait qu’il s’agissait d’une éventualité inévitable, qu’un jour ou l’autre, elle finirait ou il finirait par trouver quelqu’un à aimer. Cette idée était bien nébuleuse à ses yeux, d’autant plus le concernant tant il se trouvait particulièrement maladroit avec ces histoires d’amour. Ses déboires en étaient la preuve formelle et il se voyait pour tout dire, célibataire à jamais. Il avait tenté à de nombreuses reprises de construire une relation stable avec ses précédentes petites amies et toute ces dernières s’étaient vouées en échec. Il n’y avait à ses yeux de raisons que ceci change à l’avenir, d’autant plus qu’il avait pleinement conscience des nombreux défauts qu’on lui reprochait. Il n’était pas très doué pour exprimer ce qu’il éprouvait, même face à Jackie, il était résolument incapable de lui demander pardon au sujet de cette atrocité qu’il avait commise en la laissant livrée à elle-même par lâcheté. Il avait fuit et il fuyait toujours lorsque les choses devenaient trop dures pour lui. Avec l’âge et la raison, cette tendance s’était quelque peu flétrie mais, il n’en demeurait pas moins, qu’il se trouvait toujours réticent à s’engager. D’autant plus désormais, qu’il avait pu voir Jillian être profondément dévorée par cette déchirure que pouvait procurer la perte de l’élu de son cœur. Il en avait été lui-même profondément atteint mais, cette perte ne pouvait point être plus douloureuse que celle qui avait torturé celle qui se trouvait à ses côtés, à cet instant.

Il n’était pas indifférent à toutes ces possibilités qui s’affichaient sous ses yeux et il se sentait particulièrement mal à l’aise face à ces dernières tout en sachant qu’il s’agissait de la suite logique des choses. Le cœur de son amie commençait doucement à cicatriser, l’absence de cette bague de fiançailles, qui lui avait toujours connu, en était la preuve formelle. Même si cela lui semblait encore inconcevable, le temps finirait par amoindrir cette douleur et éveiller en elle de nouveaux sentiments, de nouveaux désirs pour un autre. Du moins, il lui espérait de trouver de nouveau ce bonheur, de renaitre à la vie tant elle avait été une femme extraordinaire pour son tendre ami. C’était cependant une idée étrange à accepter même si tout comme elle-même venait lui affirmer qu’elle savait qu’elle ne pourrait pas rester seule toute sa vie. Une pensée à laquelle il ne pouvait qu’adhérer lui-même, même s’il ne se voyait pas encore prêt à aimer et connaitre enfin ce sentiment qui lui faisait tant défaut dans ses relations.

Tout en douceur, il avait posé sa main sur son épaule afin de tenter de la rassurer à ce propos, conscient que cette dernière se trouvait particulièrement tourmentée par toutes ces suppositions. Cependant, il savait cette éventualité inévitable et il lui espérait de revivre ce bonheur même s’il était évident qu’il ne serait pas aussi merveilleux et parfait que celui qu’elle avait vécu auprès d’Ethan. Elle semblait analyser tout cela, reportant ses prunelles sombres et pourtant si douces sur cette main qu’elle avait posé sur lui. Elle finit par lui sourire légèrement en lui avouant simplement qu’elle n’en savait rien en toute honnêteté. Elle ne préférait ne pas songer à son avenir amoureux car ça la rendait nerveuse. Un fait qu’il ne pouvait que comprendre alors qu’il répondait à son sourire en douceur, écoutant promptement la suite de ses mots qui vinrent l’informer qu’elle avait peut être peur de s’attacher et qu’elle savait tout au fond d’elle-même qu’elle ne pourrait jamais s’abandonner de la même façon. Ce qu’il pensait également mais, il n’en toucha mot, s’efforçant seulement à la rassurer sur le fait qu’elle n’avait jamais représenté un fardeau pour lui. Elle avait eu besoin d’un soutien et cette promesse qu’il avait faite à son ami l’avait empêché de fuir comme il avait toujours été habitué à le faire. Elle était la première personne qu’il avait décidé d’affronter afin de la sauver de sa tristesse, de son malheur pour être en mesure de se guérir par lui-même. Il avait sacrifié sa personne pour veiller sur elle, ayant mis sa vie de côté durant ces longs mois afin de s’assurer que cette dernière ne commettrait pas une erreur stupide que son cœur lui aurait intimée de suivre pour ne point subir cette douleur étouffante. Il se rendait compte que durant ces quelques mois, de simples connaissances, un lien impénétrable s’était formé entre eux deux, le liant à jamais à cette femme tant leur relation ne pourrait nullement être remplacée par une autre.

Il ne pouvait donc qu’être touché par les paroles de son amie, ses compliments qu’elle lui adressait si délicatement en lui murmurant qu’elle comprenait pourquoi Ethan tenait tant à lui. Avec le temps, c’était désormais elle qui ne pouvait plus se passer de sa présence. Un aveu qu’il accueillit avec un doux sourire gêné, se sentant particulièrement flatté et agité par ce dernier. Il avait eu conscience qu’il était devenu un ami important pour elle, un confident même mais, l’entendre dire de cette façon était résolument troublant. Il ne pu d’ailleurs s’empêcher de plaisanter à ce sujet pour tenter d’apaiser cette gêne, cette profondeur dans ces confessions presque intime tant elles les concernaient eux.

« Si on continue comme ça, il ne manquera plus que les violons et la scène sera dans la boite. Si on continue, on va finir par faire pleurer dans les chaumières, si tu veux mon avis… »

Il vint rire de sa bêtise très délicatement, souriant simplement d’un air plus naturel alors qu’il venait inspirer profondément en relâchant la pression qu’il exerçait depuis quelques minutes sur l’épaule de son amie, levant ses yeux océans vers le ciel étoilé en glissant ses mains dans les poches de son jean. Un fin sourire ornait son visage, ce qui ne pouvait que trahir la gêne qui l’habitait à la suite des paroles de son amie. Il resta silencieux quelques secondes avant de venir reporter son regard dans les prunelles sombres de son amie, lui souriant doucement en murmurant.

« Merci… » Lâcha-t-il simplement alors qu’il venait s’étirer simplement. Ce petit mot pouvait sembler bien indifférent comparé aux paroles que venaient d’exprimer son amie mais, la vérité était loin d’être celle-ci. En effet, ces derniers mots le troublaient résolument et il préférait dans ces cas-là changé de sujet, dérider une situation qui devenait bien trop sérieuse et gênante. Cela lui évitait parfois de s’aventurer sur des chemins glissants. C’est pour cela qu’il ajouta dans un fin sourire tout aussi amical qu’elle lui offrait.

« Que dirais-tu de boire une petite bière en ma compagnie, j’ai particulièrement soif, pas toi ? »


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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Mer 9 Avr - 15:26


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Là. Avec Matthias. Elle se sentait bien. Trop de temps s'était écoulé sans lui. Sans son mari. Elle avait longuement pensé qu'elle ne ressentirait plus jamais le bien-être, qu'elle ne ferait plus jamais confiance à qui que ce soit. Il était la preuve qu'elle pouvait vivre à nouveau, qu'elle pouvait passer du temps avec un autre homme, qu'elle pouvait ressentir ce manque prenant quand elle ne le voyait pas depuis quelques jours. Jillian n'associait que ses sentiments à une amitié profonde. Loin de se douter qu'elle cachait autre chose, se refusant à le voir autrement qu'en ami. C'est ce qu'il était. Il avait pu voir la demoiselle dans les pires moments de sa vie. Il avait été là pour elle. Elle voulait être là pour lui. L'aider à se trouver une femme qu'il allait aimer, même si cela pouvait occasionner une perte dans sa propre vie. Loin d'elle l'envie de l'empêcher d'avancer. Jillian savait son avis sur le sujet. Un peu comme elle. Il ne serait jamais prêt à s'investir entièrement. Matthias avait tellement de qualité apte à combler une femme et la rendre heureuse. Près de lui, elle se laissait emporter par le flot d'émotion qui la prenait depuis tout à l'heure. Tentant simplement de chasser cette foutue jalousie. Cette image qu'elle avait pu voir un moment plus tôt. Elle aurait largement préféré que ce ne soit pas le cas. Un rire passa entre ses lèvres à la remarque de son ami. Il avait raison. Il avait raison sur cette situation. Sur les aveux qu'ils ne cessaient de se lancer. C'était plus fort qu'elle. C'était la première fois qu'elle prenait réellement le temps de parler d'eux. Jillian avait tendance à ne voir qu'Ethan. Qu'à ne parler que de lui. Au fond d'elle, elle savait qu'il fallait qu'elle passer à autre chose, qu'elle le laisse allez. Il n'aimerait pas la voir de la sorte. Il n'aimerait pas qu'elle se morfonde. Qu'elle se perde dans cette vie. Qu'elle perde le goût à la vie. Un rire. Un rire de bon coeur avant qu'elle ne repose directement son regard dans le sien. « J'allais justement passer un coup de fil à une amie violoniste pour qu'elle vienne accompagner notre soirée.» Il fallait qu'il parle d'autre chose. Ça devenait trop intense. La situation devenait trop étrange et la jeune femme ne savait plus comment se comporter. Comment se sentir.

« Je le pense.» Rien de plus à ajouter. Rien de plus à dire. Un sourire passa sur ses lèvres. Pendant quelques secondes, elle détailla le visage de Matthias. Ses traits. La couleur de ses yeux. La barbe naissante contre sa mâchoire. Ses lèvres. Le rouge lui monta rapidement aux joues. Qu'était-elle en train de faire? Aucune idée. La brune n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle était en train de faire. Elle se pinça les lèvres un moment avant de se lever rapidement de sa place. Se remettre les idées en place. Détendre cette atmosphère qui s'était implantée entre eux.  « Je crois que c'est une parfaite idée.» Penser à autre chose. Faire autre chose que de se retrouver près de lui. Tellement de fois elle s'était retrouvée dans le creux de ses bras, en larme. Pas une seule fois elle n'avait pensé à quoi que ce soit d'autre qu'un ami. Là. Elle se sentait étrange. Elle se sentait de plus en plus dépendante de cette relation qu'ils avaient pu former avec le temps. La demoiselle passa une main dans sa chevelure avant de sortir les clefs de sa demeure pour ouvrir la porte. « J'ai tout ce qu'il faut chez moi pour t'offrir un verre. Même plus. Pas besoin de conduire, tu habites tout près.» Un léger rire. Un léger rire pour cacher le malaise qui avait pris place dans le creux de ses reins. Pour cacher les étranges réactions qu'elle avait pu avoir ce soir. Maintenant. À la seconde où elle avait laissé ses iris glisser sur la courbe de ses lèvres.

Elle ouvrit la porte pour entrer et laisser son ami faire de même. Elle retira la fine veste qui se posait contre ses épaules frêles pour l'accrocher rapidement. Jillian portait un simple jeans et un haut simple, mettant en valeur ses courbes fines. Avec le temps, elle avait repris goût à la vie, à la nourriture et avait repris de poids. S'il n'avait pas été là pour elle, elle ne serait surement plus là. Elle le savait. Elle lui était amplement redevable. La demoiselle se dirigea vers sa cuisine pour sortir une bière à Matthias. « J'ai de la bière. J'ai aussi du vin ou je peux te faire quelque chose si tu veux. Ça dépend de ce que tu as envie de boire.» La demoiselle haussa les épaules. Elle ne buvait pas souvent, mais elle savait apprécier les saveurs et aimait avoir ce qu'il fallait quand elle recevait. Ce qui était rare. Matthias était l'un des seuls à venir régulièrement dans sa demeure. Pour sa part, elle se contenta de se servir une coupe de vin rouge. Elle adorait le vin. Les saveurs. Un peu plus corsé ou fruité. Elle porta la coupe à ses lèvres, venant une fois de plus chercher le regard de son ami. Tentant de chasser les pensées. Tentant de chasser les sensations qui semblaient se calmer. Peut-être illusoire. Il n'était plus dans cette ambiance trop intime. Trop près l'un de l'autre. « Alors.» La demoiselle posa la coupe contre le comptoir pour laisser son doigt dessiner le rond parfait qu'elle pouvait former. « Je crois que je me suis fait une ennemie ce soir.» Un sourire en coin sur ses lèvres. Il était clair que la demoiselle laissée en plan ne devait pas porter Jillian dans son coeur.

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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Sam 12 Avr - 10:53


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Il n’avait pu s’empêcher de détendre l’atmosphère tant il se trouvait particulièrement troublé par ces confidences qu’ils se livraient depuis quelques dizaines de minutes. C’était résolument quelque chose de nouveau pour eux deux, qui n’avaient jamais trouvé à ce jour d’occasion pour parler à cœur ouvert de leur relation. Il était bien sur évident qu’ils s’appréciaient, que le lien qui les liait l’un à l’autre se trouvait particulièrement beau et puissant, seulement en parler, rendant tout cela si concret, si profond que son esprit ne pouvait que s’en sentir troubler. Il n’était nullement doué pour parler de ses sentiments et il préférait plutôt profiter de l’instant présent que de mettre des mots que les émotions qui le traversait. C’était une façon de faire et d’être qu’on lui reprochait souvent mais dont on ne pouvait lui tirer rigueur. Les mots étaient toujours profonds et synonymes de choses bien trop concrètes et lui bien trop inconstant, fuyant les réalités. Des réalités qu’il évitait d’affronter même si avec les années passant, il s’efforçait de s’y confronter de plus en plus.

Il fut néanmoins ravi que sa boutade trouve écho en la personne de Jillian, cette dernière venant lui murmurer dans un rire franc et naturel qu’elle était justement sur le point de passer un coup de fil à une amie violoniste pour qu’elle vienne accompagner notre soirée. Une remarque qui le fit rire légèrement à son tour même si la gêne ne pouvait nullement le quitter réellement. Ce qui était légèrement problématique en soit, car c’était la première fois qu’il se trouvait particulièrement troublée par les confessions de la jeune femme. Il ne savait pourquoi mais cela le troublait, c’est pour cette raison qu’il se contenta de la remercier tout en s’étirant, comme s’il se trouvait détaché à tout cela même si ce n’était nullement le cas. La réponse simple mais néanmoins précieuse de son amie, le fit sourire délicatement alors qu’il sentait son regard sur lui. Un regard qu’il fuyait à cet instant en lui proposant de boire une bière pour retrouver une ambiance plus conventionnelle entre eux deux. Une idée à laquelle la jeune femme sembla adhérer en venant passer une main dans sa chevelure. Une action dans laquelle il laissa son regard se perdre, trouvant le geste particulièrement beau et légèrement sensuel.

Il mentirait s’il n’avouait pas qu’il lui arrivait de vouloir la prendre en photographie. Jullian était résolument une femme magnifique et il était évident qu’il aurait prit plaisir à immortaliser le bonheur de cette dernière auprès de son ami. Il ne pouvait que regretter de l’avoir empêché de connaitre ce bonheur en cette journée si particulière dans l’esprit d’une femme. Il chassa cette sombre pensée et envie de son esprit en venant se lever à son tour pour la suivre au sein de la maisonnée. Il pénétra dans cette dernière à la suite de son amie. Cette dernière vint retirer son gilet, lui offrant l’occasion de découvrir de poser son regard sur ses formes délicates et féminines. Elle était si belle même en simple vêtements et il comprenait pourquoi son ami l’avait toujours considérée comme la plus belle femme au monde. Elle valait bien ce qualificatif et cela faisait bien des années qu’il adhérait à la pensée de son ami et dès le jour où il lui avait présenté. Des souvenirs qui ne purent que le faire sourire délicatement de façon mélancolique alors qu’il la suivait jusqu’à la cuisine américaine où il vint prendre place sur l’un des tabourets.

« Un verre de vin suffira… » Lâcha-t-il dans un doux murmure alors qu’elle venait lui servir un verre qu’elle lui tendit, venant faire de même pour elle.

Il vint porter son verre à ses lèvres également pour goutter le gout fruité et alcoolisé de ce met tant apprécié des français tout comme son amie, profitant du plaisir de cette saveur titiller son palais. Il vint déposer son verre sur le comptoir de la cuisine, tout comme son amie qui vint s’amuser à laisser son doigt dessiner le contour en forme de cercle rond pur et parfait. Cette dernière vint lui murmurait dans un sourire en coin qu’elle pensait qu’elle s’était faite une ennemie ce soir. Une remarque qui vint le faire sourire également alors qu’il lui répondait simplement.

« Te prends pas la tête… Ce n’était pas une histoire sérieuse de toute façon et elle le savait. De toute façon, Kathleen n’est pas le genre de femme qui souhaite se mettre en couple, un peu comme moi. Je pense juste que j’ai perdu toutes mes chances de concrétiser avec elle ou de pouvoir la revoir à l’avenir. »


Il vint rire de façon détachée en haussant les épaules. Il n’y avait rien de plus à dire à ce sujet, il était déjà assez gênant de reconnaitre devant la jeune femme qu’il était plus un homme à femme qu’un parfait petit prince, même si elle devait sans doute s’en douter. Il vint donc se racler la gorge avant de prendre une nouvelle gorgée de vin tant il se sentait légèrement mal à l’aise. Une gorgée après laquelle, il vint simplement reposer son verre dans une expression plus sérieuse. Il fixa son verre quelques instants, le visage fermé et le regard quelque peu absent tandis qu’il songeait à son style de vie. Il était loin d’être sain même s’il n’était nullement du style à coucher avec une femme différente tous les soirs, il avait même une amante récurrente, Cassidy, cette magnifique professeure et danseuse étoile avec qui, il s’amusait bien mais, pas même elle, lui donnait envie d’être sérieuse avec elle. A croire qu’il avait peur de s’engager, ce qui serait logique en soit et indéniablement c’était un fait qu’Ethan avait souvent relevé lors de leur conversation très sérieuse au sujet de leur vie. Il vint donc simplement soupirer avant de relever son regard vers celui de son amie en s’exprimant dans un fin rire et sourire.

« Je crois que le rôle de prince charmant, n’est pas fais pour moi, de toute façon. J’ai une tendance à échouer dans toute relation sérieuse dans laquelle je m’implique… donc quoi qu’il advienne, même si ça avait été sérieux, ça n’aurait pas marché. Je me fais donc à l’idée d’être un célibataire endurci… ça à son charme… enfin parfois. »

Bien entendu si on omettait la solitude que cela impliquer, le détachement permanent envers tout sentiment particulier qui pourrait l’étreindre pour une femme. Il n’avait pas confiance en l’amour, du moins son inconscient, lui voulait y croire mais sa raison lui faisait bien souvent comprendre que seul, un vrai amour pourrait le changer et sans doute une bonne force psychologique de l’élue de son cœur.

« D’ailleurs, ça amusait beaucoup Ethan de me dire que j’étais un cas perdu et je dois bien reconnaitre qu’il n’avait pas tort. »

Il avait ajouté cela dans un fin sourire avant de venir terminer son verre d’une traite. Il ne savait pas ce qu’il lui avait pris de lui dire tout cela tant il était nullement en mesure d’en comprendre la logique. La seule chose dont il était sure, c’était qu’il avait entreprit de se dévoiler devant la jeune femme, lui montrer le vrai visage de l’homme qu’il pouvait l’être en tant que possible amant, mari et le tableau était loin d’être reluisant. Les raisons de cet aveu ? Il voulait juste qu’elle prenne conscience qu’elle avait bien plus de chance de se marier même avec un cœur brisé, que lui de trouver une femme sans avoir aimé un jour…



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MessageSujet: Re: (pv) it's not so easy to be me ft. matthias   Sam 12 Avr - 15:47


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Ils faillaient qu'ils passent à autre chose. Sortir des aveux qui troublaient la demoiselle. Ça la rongeait. Ça la perturbait. Il s'immisçait dans son esprit sans qu'elle puisse comprendre, sans qu'elle ne veuille réaliser ce qui se passait en elle. Nier était plus facile. C'était plus facile parce qu'elle se sentait inapte à aimer. Depuis la mort de son mari, des lacunes étaient entrées dans sa vie et son coeur était marqué de blessures qui ne cicatriseraient jamais réellement. Les confidences étaient troublantes. Sa réaction la tracassait encore, mais elle tentait simplement de passer à autre chose. La demoiselle n'avait pas envie de créer un froid entre eux. De laisser un gouffre prendre place. Avec Matthias, elle n'avait pas envie de malsaine. Elle ne se prenait pas la tête. Enfin. En temps normal. Ce soir, c'était autre chose. La brune avait l'impression que c'était le combat dans son esprit, entre se tête et les sensations qui ne cessaient de changer, de la surprendre. Se résonner était la meilleure chose à faire. Ils finirent par quitter cette position intime, ce malaise qu'elle tentait de laisser à la porte. Elle était pourtant troublée. Perturbée de ce qu'elle avait pu dire. De ce qu'elle avait pu faire, mais elle tentait de passer outre. Un verre de vin. Son corps qui se détendait un peu plus dans la chaleur de sa demeure, dans cette ambiance qu'elle connaissait par coeur. Elle se sentait bien. Trop bien. La bouteille de vin resta posée près d'eux, elle qu'elle se contenta de rester debout de son côté du comptoir pour lui faire face, pour laisser ses iris foncés observer les traits de son ami. Se perdre dans ses yeux océans. Il n'y avait plus réellement rien à ajouter sur ce sujet. Cette femme. Cette femme qui faisait naître une certaine jalousie dans le fond de ses entrailles. Jalousie qu'elle tentait de camoufler derrière un peu d'humour. C'était plus fort qu'elle. Jillian n'avait pas envie qu'il remarque son comportement. Son malaise. Ce qu'elle ressentait. Ce qu'elle avait pu ressentir en tombant sur eux ce soir. Le visage de son ami changea. Elle ne put que le remarquer. Un sujet sensible. Un sujet qui le troublait définitivement. Elle se contentait de l'écouter. Il l'avait tellement fait de fois pour elle, c'était à son tour de le faire. Un sourire en coin se posa contre ses lèvres. Une autre gorgée de son verre de vin. Elle aimait le goût. La chaleur qui lui réchauffait la gorge doucement. Elle. Elle adorait le vin.

« Matthias.» La demoiselle hocha la tête doucement. Elle n'était clairement pas d'accord avec ce qu'il était en train de lui raconter. « Tu devrais aussi cesser de te poser des questions, de trop penser. Ça ne sert à rien quand tu penses trop. Quand tu te sens bien avec une personne, les choses viennent simplement naturellement. Tu te mets des barrières e te disant que tu n'es pas fait pour les relations.» Elle sourit doucement en haussant les épaules. « En plus, je ne suis pas d'accord.» Elle n'avait pas envie qu'il se sente mal à l'aise. Elle n'avait pas envie qu'il aborde les choses de cette façon. Un jour. Il allait tomber sur la bonne personne pour lui. Jillian était largement bien placé pour savoir que Matthias était une bonne personne. Il avait été là pour elle pendant des années. Il avait un bon coeur. De bonnes valeurs. Il n'était simplement pas tombé sur la personne qui lui convenait. Qui lui ferait changer les idées qu'il se faisait de lui-même. Il était tendre, à l'écouter, gentil. Il avait un regard transperçant. Il était séduisant. Elle secoua un peu la tête pour chasser les pensées qui prenaient place en elle. Ça la troublait encore. Ça la troublait de plus en plus, mais elle ne laissait rien paraître. Ça ne servirait à rien de toute façon. « Oh. Ethan n'avait pas toujours raison, tu sais.» Jillian était largement bien placée pour savoir de quoi elle parlait. Une autre gorgée de vin. Leur coupe respective qui se vidait de plus en plus. Elle se contenta de verser le liquide une fois de plus dans les coupes avant de reprendre simplement, sur un ton sincère. « Ce n'est pas toutes les femmes qui attendent le prince charmant sur leur cheval blanc Matthias.» C'était son cas. Elle ne voulait pas de cette image. De l'homme parfait. De la femme fragile. Elle n'avait plus envie d'être celle de qui on s'occupait sans arrêt. Il fallait qu'elle se reprenne en main. Jillian ne pouvait pas passer le reste de sa vie à pleurer sur la mort de son mari. Il ne voudrait pas ça. Elle le savait. Elle voulait simplement être bien dans une relation. Avoir confiance. Se sentir à l'aise. Ne pas avoir à se prendre les têtes pour des choses futiles. Le plus difficile était de tout recommencer. Si elle en avait la force? Elle n'en avait pas la moindre idée. Les rencontres. Apprendre à se connaître. Elle n'avait pas envie de faire tout ça. Un sourire amusé et joueur vint se poser sur les lèvres de la jeune femme. « Je te mets au défi d'arrêter de te poser des questions. Quand tu seras réellement bien avec une femme, profite du moment sans que tes barrières ne fassent apparition et que tu te bloques.» La demoiselle prit appuie contre le comptoir, se penchant légèrement par dessus celui-ci pour plonger son regard dans le sien. Elle était sérieuse. Ce geste eut pour effet de légèrement réduire la distance qui les séparait. La demoiselle le pensait. et le voir penser de la sorte ne lui plaisait pas.

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