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 C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules

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AGE : 24 ans
SITUATION : En couple
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TO DO LIST : Prendre un abonnement à la salle de sport (+) Refaire les planches de tendances pour 'Mario le roi des pizzaïolo' (+) Aller traiter d'imbécile celui qui a inventé ce slogan à la noix (+) Essayer d'organiser un truc potable pour nos un an avec Dawn (+) Revoir Fizzy (+) Arrêter de penser à Fizzy (+) Me mettre d'accord sur ce que je veux retrouver avec Fizzy (+) Arrêter d'être contradictoire (+) Prendre des cours de cuisine (+) Racheter des pansements
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MessageSujet: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Dim 1 Déc - 12:11

Jules & Fizzy
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Les rues de Varsity Lakes m’étaient devenus si familières avec le temps que j’aurais très bien pu m’y promener les yeux fermés sans jamais me prendre les pieds dans un trottoir. C’est ici que j’avais appris à faire du vélo ou encore tenter le skate pour jouer les caïds, ce qui m’avait valu quelques détours à l’hôpital. Bref, c’est là que j’avais grandit et où mes parents vivaient toujours mais ce n’était pas à eux que j’allais rendre visite ce soir. Non, en fait c’était à quelques maisons de ce qui avait été chez moi. Un chez moi que parfois je regrettais d’avoir quitter si précipitamment mais pourtant c’était la chose la plus intelligente à faire. Contrairement à ce soir, ce que je m’apprêtais à faire était purement puéril et stupide, mieux vallait ne pas s’attarder sur les raisons qui me poussaient à venir. Ça allait être horriblement gênant, un véritable fiasco, pourtant j’y allais le coeur léger. Un léger sourire flottait sur mes lèvres malgré mon appréhension. Obliger de m’arrêter devant la porte close, je frappais quelques coups à la porte qui s’ouvrit presque aussitôt. Visiblement j’étais déjà attendu. «  Bonjour Jules ! Vas-y entre, elle n’est pas encore arrivé. » Sa dernière phrase me mit légèrement mal à l’aise mais j’entrais, saluant toutes les personnes présentes. En clair, mes parents et ceux de Fizzy.

L’idée avait été lancée par Madame Durand qui, je l’imagine voulait se faire pardonner pour n’avoir su tenir sa langue sur mon retour anticipé. Forcément son mari et mes parents avaient tout de suite soutenu l’idée, à force de se côtoyer ils étaient devenus amis et les repas entre les deux familles avaient été un rituel fréquent durant mon enfance. Moi, j’avais été mis au courant il y a de cela deux ou trois jours maximum et ma première réponse fut un non qui se voulait catégorique. Les raisons pour ne pas venir était aussi variées que suffisantes. Déjà pour Dawn, ce n’était pas correct et en plus pour Fizzy, je ne lui avais parlé que très rapidement depuis mon retour et je n’étais pas certain de vouloir renouveler l’expérience. Mais ma mère avait insisté en me rabâchant que cette histoire était ridicule, que j’étais plus un ado et que 5 ans pour faire la gueule à Fizzy c’était bien assez suffisant, que c’était dommage de gâcher une si belle amitié, qu’on était mignons toujours collés ensemble quand on était gamins, qu’elle se souvenait encore quand… Bref, j’avais accepté avant qu’elle n’aille me ressortir l’album photo et les mouchoirs. D’un côté, elle avait raison et Fizzy me manquait, son amitié me manquait puisque de toute façon c’est tout ce que j’avais pu avoir. Maintenant que j’étais en couple, ça se passerait peut être mieux après tout puisque le problème dans toute cette histoire ça avait été moi et mes satanés sentiments.

Sous les regards bienveillants et les trop grands sourires tournés vers moi, je me sentais soudainement mal à l’aise. Mes parents savaient ce que je ressentais, enfin avais ressenti, à l’égard de Fizzy mais j’espérais qu’ils avaient eu l’intelligence de ne jamais en parlé à ses parents. Comme si elle avait ressenti le malaise sa mère revint vers moi pour prendre ma veste que je lui laissais avec un sourire poli, remarquant subitement que mes parents avaient toujours la leurs. «  Vous avez tout les deux chopés la grippe ou quoi ? » De légers rires de leurs parts mais aucune réponse claire. Il y avait quelque chose de bizarre, j’avais l’impression d’être dans un de ces mauvais rêves où tout à l’air tranquille au départ mais en une fraction de seconde vous vous retrouviez piégé dans une situation saugrenue. Une envie soudaine de récupérer mon manteau pour rentrer chez moi me submergea, puis finalement un manteau c’était pas si grave, je pourrais très bien m’enfuir sans. Mais le glas sonna sous la forme d’un carillon, celui de l’entrée. Fizzy venait d’arriver et comme un balai mille fois répétés et dont j’avais été exclus mes parents et les siens se dirigèrent vers l’entrée me laissant ahuri au salon. Qu’est ce qu’ils étaient entrain de faire là au juste ? Les voix me parvinrent lointaines, plusieurs qui visiblement semblaient la saluer, l’une d’entre elle s’attarda d’avantage comme si on donnait des instructions, un claquement de porte, puis plus rien. Le silence. Ok… Qu’est ce qui vient de se passer au juste ? Et pourquoi j’ai l’impression d’être seul dans la maison d’un coup ? C’est censé être une caméra cachée ? Je me relève un peu agacé et décide d’aller voir ce qui se passe. Mais je reste immobile une fois arrivée dans l’entrée, Fizzy est sur le pas de la porte et à l’air tout aussi perdue que moi. Est ce que mes parents, dont ma mère qui m’avait tout de même demander d’arrêter de jouer les ados, avaient planifiés tout ça pour qu’on se retrouve seuls comme deux cons ? Est ce qu’ils espéraient sincèrement que l’on reste ici pour la soirée alors qu’on pouvait s’en aller librement ? Mais est ce que je voulais seulement m’en aller ? Après tout c’est pas tant pour voir nos parents que j’étais ici. Enfin si elle partait, j’allais faire de même, je n’étais pas assez idiot pour passer ma soirée là tout seul, bien que je ne sache pas où Mme Durand avait bien pu mettre ma veste… «  Je crois que nos parents sont de véritables gamins… »




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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Lun 9 Déc - 7:00

Fizzy & Jules

I'm feeling better since you know me. I was a lonely soul but that's the old me. It's been a long time coming since I've seen your face. And I've never went back trying to replace everything that I broke till my feet went numb. Praying like a fool that just shot a gun. Heart still beating but it's not working. It's like a hundred thousand voices that just can't sing. I reach out trying to love but I feel nothing. Oh my heart is numb.


La journée a été dure et longue, c'est pas que mais gérer une pâtisserie, même à trois c'est tout un art. Je suis complètement crevée et pourtant je sais très bien, qu'en rentrant à l'appartement, je ne vais pas pouvoir rester. Non, pas de soirée en mode pyjama devant la télévision avec mon pot de glace, ce soir s'était repas en famille... Ou du moins repas comme au bon vieux temps, la famille Durand et Sorensen réunie en une seule maison, celle qui par le passé, fut la mienne. Ma mère avait vu ça comme un moyen de s'excuser pour les dernières nouvelles, qui faut l'avouer, m'avaient totalement chamboulé. Tout d'abord le retour de Jules caché gentiment par ma mère, puis le fait qu'il soit en couple, des sentiments naissant et inexplicables à son égard. J'aurais très bien pu refuser, mais connaissant ma mère, elle aurait insisté jusqu'à ce que je craque, alors autant donner un oui d'entrer. Je savais pertinnement qu'en y allant, je me jetais dans la gueule du loup, je jouais avec le feu, mais pourtant ça ne me faisait pas peur. Non, au contraire, ça me rassurait d'un côté, puis c'est pas comme si c'était une soirée juste lui et moi, non il y aurait nos parents. J'étais donc partie avant les filles du magasin afin de me préparer. Une bonne douche, une tenue correcte, robe bustier avec mes talons noirs fétiches et j'étais prête à affronter cette soirée. Ce qui ferait le plus mal, serait tous les souvenirs remontés à la surface, parce qu'il faut l'avouer, cela fait au moins bien deux ans que je n'ai pas remis les pieds à Varsity Lane. Vous vous demandez probablement comment j'ai pu faire ? Eh bien tout simplement, mes parents venaient me voir, en se voyant dans des cafés, restaurants mais jamais dans le quartier où j'avais grandi. La violence du passé me brisais beaucoup trop et ils pouvaient le comprendre, du moins j'espérais. Enfin bref, j'avais décidé d'y aller à pieds, sans vraiment de raison, mais marcher me faisait un bien fou. Quand j'arrivais devant ma maison, j’eus un pincement au cœur et un coup d'appréhension. C'est rien Fizzy, ce n'est qu'un simple repas. Oui, qu'un simple repas, si j'avais pu prévoir la suite, j'aurais rebroussé chemin sans regarder en arrière. Mais on connait tous les parents, ils pensent bien faire et au final, ne font que vous enfoncer ou faire foncer dans un mur... Je sonnais alors à la porte, ne voulant pas rentrer comme ça, malgré le fait que c'était mon chez moi. Ma mère m'ouvrit et me pris dans ses bras, d'accord elle était heureuse de me voir, mais quand mon père ainsi que les parents de Jules se jetèrent sur moi, là ça devenait étrange. Je leur souris à tous, alors qu'ils me saluaient. Les voyant tous avec leurs manteaux, une question me trottait dans la tête. Qu'allaient-ils faire au juste ? Ma mère me sorti de mes pensées en prenant le mien et récupérant le sien au passage. Elle m'embrassa la joue. « C'est votre soirée, profitez-en pour parler de tout et de rien. Vous savez comme au bien vieux temps. Je te souhaite une agréable soirée ma chérie. » Et puis elle s'éclipsa. Je restais sur le pas de la porte, la bouche grande ouverte, complètement stupide face à la situation. Puis il arriva, apparaissant à mes yeux, un battement m'échappa et je cru suffoquer. Il avait l'air tout aussi surpris que moi. Je me tournais pour voir la porte fermée derrière moi. Merde, dans quoi je me suis foutue. Je tenta de lui sourire, mais ma tentative fut veine, j'étais tellement gênée. « Je crois que nos parents sont de véritables gamins… » Un rire m'échappa, au moins, il avait toujours le bon mot pour détendre l'atmosphère quand ça n'allait pas. Me trouvant alors confronté au "destin" si on pouvait appeler ça comme ça, je rentrais dans le salon, prenant le temps d'embrasser la joue de Jules au passage. « Et moi qui croyais qu'à force on les cernerait. Finalement, on ne comprendra jamais les parents. » Je me tournais vers lui, un sourire gravé sur les lèvres. J'étais heureuse, pire que ça même, j'avais l'impression d'être une pauvre gamine de douze ans devant le garçon sur lequel elle craque. Et moi qui m'étais jurée de ne jamais, ô grand jamais, tomber amoureuse de mon meilleur ami, non sérieusement, il était comme un frère pour moi. Peut-être qu'au bout de cinq ans, j'avais grandi, mûri, et désiré tout autre chose venant de lui. Non c'est stupide, débile et puérile parce que d'un, c'est moi qui l'ai rejeté et puis de deux, il a déjà quelqu'un. Oui monsieur est en couple depuis un an, blablablabla. Pourquoi ? Sincèrement, il aurait pas pu rester célibataire ? C'était dégueulasse de me mettre sous les yeux un meilleur ami pire que canon et de devoir m'en priver parce que son cœur était pris. Puis par qui ? Qu'avait-elle bien pu avoir de plus que moi pour l'obtenir alors que toute ma vie, je le repoussais ? Ah oui, je vois, elle lui est tombée dans les bras, il la trouvait à son goût et ils ont fini ensemble, fin de l'histoire. Quelle injustice ! Enfin bref, fallait que je me sorte tout ça de la tête. « Tu veux boire quelque chose peut-être ? Je suppose que ma mère, en bonne hôte, ne t'as rien proposé, sachant pertinemment que je le ferais. » J’eus un rire nerveux et parti d'un coup dans la cuisine. Je m'appuyais contre l'évier, complètement paumée, ouais, il manquait plus que ça. Quelle conne tu peux être parfois Fizzy ! Je pris un verre et me servit du vin, l'alcool avait du bon parfois, ça permet d’apaiser les esprits...
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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Mar 10 Déc - 11:15

Jules & Fizzy
CAUSE WHEN WE ARE GOOD, WE'RE GRAND, BUT WHEN WE'RE BAD WE ARE VERY BAD. BUT I STICK AROUND 'CAUSE THE LOVE THAT YOU'RE GIVING ME IS THE BEST I'VE EVER HAD. OH, OH, OH, OH. AND IT'S FUNNY TO ME, THE WAY THAT THINGS HAVE WORKED OUT. THERE'S NO DOUBT IN MY MIND THAT YOU CAN'T RECALL WHAT THIS ALL WAS ABOUT. SO LET'S GIVE IT UP. LOVE ME SWEETLY AND COMPLETELY COME AND SIT BESIDE ME 'CAUSE YOU KNOW I NEED YOU NEAR. WHEN YOU'RE WHEELIN' WITH THAT FEELIN' WE'LL PAINT THE TOWN PINK 'CAUSE BABY, RED IS SO LAST YEAR.




L’espace d’une seconde, j’ai l’impression qu’elle va repartir. À sa manière de jeter un coup d’oeil à la porte comme si elle cherchait un échappatoire, je ne donnais pas cher des plans qu’avaient pu monter nos parents. Comme si on était pas capable de se voir en dehors de ce guet-apens. On était adulte, pas des enfants. Pourtant ça fait trois mois que tu te caches… Pour éviter ce genre de situation gênante ! Si nos parents étaient restés… Non, mieux vaut ne pas imaginer quels stratagèmes ils auraient mit en place dans ce cas là. Je les vois déjà nous enfermer dans la cuisine et nous ordonner de faire la paix comme si on avait 5 ans. Comme si je pouvais réellement en vouloir à Fizzy. Et puis même ! Ça ne les regardait pas ! Ma mère m’avait bien donné quelques nouvelles de Fizzy les premiers mois de mon exil mais je lui avais rapidement fait comprendre que ça ne m’aidait en rien et elle avait gentiment arrêté. Savoir qu’elle continuait à vivre alors que j’avais l’impression d’être dans le chaos total dans une ville inconnue n’avait rien de réconfortant. Mais je n’avais pas envie de penser à ça ce soir. Surtout si on restait seuls toute la soirée… Cette idée me tira un sourire que je ravalais rapidement. Je n’étais pas censé être emballé ! Et pourtant…


Ma remarque eu le don de la faire rire, brièvement certes, mais au moins l’ambiance générale s’en était améliorée. On était passé de paniqué Bordel mais qu’est ce qu’ils font ?! à passablement détendu, ou passablement tendu… La nuance était plutôt flou dans ce cas là. Elle finit par se diriger vers le salon et m’embrasse au passage, geste banal de politesse qui me cloue sur place, 5 ans que je ne l’avais pas vu ni touché, et moi qui pensais que j’étais blindé maintenant… Grosse erreur, mais je reviens rapidement sur terre parce que tout ça n’a aucune raison d’être. « Et moi qui croyais qu'à force on les cernerait. Finalement, on ne comprendra jamais les parents. » Elle se tourne à nouveau vers moi et me décoche son sourire qui me faisait craquer autrefois, mais aujourd’hui je ne devais plus. C’est un autre sourire qui me faisait craquer, celui de celle qui voulait de moi, celle qui ne m’avait pas rejeté l’amour que je pouvais lui offrir à la gueule sous prétexte que j’étais comme un frère. Ne pas penser à ça ! Je lui souris légèrement en retour, dissimulant du mieux les conflits qu’elle pouvait faire naître en moi pour garder le si peu qu’il me restait de fierté face à elle. «  Bizarrement, ça m’étonne pas… »  Mes parents n’avaient pas caché leur déception lorsque je leur avais demandé de ne pas mentionner mon retour si jamais ils croisaient Fizzy. Je crois qu’ils s’étaient un peu imaginé qu’on finirait ensemble un jour où l’autre,  que c’était qu’une question de temps, qu’elle se ferait une raison après s’être lassé des histoires sans lendemain, ce qui les aurait arrangés puisqu’il la connaissait bien ainsi que ses parents, mais ça ne s’était pas fait et c’est moi qui m’étais fait une raison, l’utopie qu’ils s’étaient imaginés ne verraient jamais le jour. Pas la peine d’essayer de raviver une pseudo flamme avec toute cette mise en scène alors qu’il n’y en avait jamais eu. Heureusement que j’ai dis de ne pas y penser. Mais penser à Fizzy quand je suis avec Fizzy c’est normal non ?


« Tu veux boire quelque chose peut-être ? Je suppose que ma mère, en bonne hôte, ne t'as rien proposé, sachant pertinemment que je le ferais. » Je ris avec elle et ça me fait bizarre ce mélange de culpabilité et d’apaisement venu de nul part. «  Pas de refus…  » Elle s’éclipse dans la cuisine et je la suis, estimant avoir été assez longtemps seul dans ce salon ce soir pour rester une seconde de plus planté là. Appuyé sur l’évier, elle a pas l’air vraiment bien. Je la connais assez pour m’en rendre compte. Et si avant il suffisait d’un câlin pour qu’elle retrouve le sourire, je doute que ça soit le bienvenu aujourd’hui puisque j’étais sûrement la cause du malaise. Est ce que ça la dérangeait d’être ici avec moi ? Peut être que ce que je lui avais avoué il y a 5 ans avait subsisté quelque part dans son cerveau et la poussait à se méfier de moi comme le préconisait l’amour à sens unique. Mais je n’étais pas rentré pour ça et je le lui avais dit. Je voulais seulement qu’on soit amis, plus ou moins comme avant, elle n’avait pas à se méfier ou être mal à l’aise face à moi. Après qu’elle se soit servit un verre de vin, je me décidais à venir m’appuyer dos contre le plan de travail près de l’évier pour ainsi lui faire plus ou moins face. Un sourire solidaire plus tard, je lui piquais la bouteille des mains afin de lire l’étiquette, après une rapide lecture, je relevais le nez vers les autres bouteilles présentes et ne pu m’empêcher de rire. «  Soit ton père est un amateur de piquettes achetés au supermarché, soit il a planqué toutes les bonnes bouteille pour éviter qu’on les siffle… » J’avais tellement l’impression d’être un ado qui passe la soirée chez une amie dont les parents sont absent à ce moment là, qu’une bouffée de nostalgie m’étouffa presque. Nos parents voulaient nous traiter comme des adolescents stupides, très bien, alors on allait jouer les adolescents stupides. Prenant cette fois-ci le verre des mains de Fizzy je le re-déposais près de moi pour qu’elle arrête de boire ça et lui offrit un sourire de conspirateur. «  Je crois qu’il va me falloir quelque chose de plus fort que le vin… Ton père garde toujours des bouteilles dans le bar du salon ? » Tout ça me paraissait invraisemblable, la rapidité avec laquelle je pouvais être à l’aise avec elle alors que j’avais toutes les raisons de lui en vouloir mais c’était Fizzy quoi ! La fille avec qui j’avais grandi ! Celle qui avait prit la plus grande place dans ma vie jusqu’à il y a 5 ans, voir moins. Tout ce que je voulais c’était revivre le souvenir de notre première cuite ensemble, je voulais retrouver ma meilleure amie. Et c’est presqu’avec un regard suppliant et la légère moue de chien battu à laquelle elle avait du mal à dire non, que je tentais de la faire craquer. Après tout ce n’était pas chez moi…



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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Dim 22 Déc - 11:24

Fizzy & Jules

I'm feeling better since you know me. I was a lonely soul but that's the old me. It's been a long time coming since I've seen your face. And I've never went back trying to replace everything that I broke till my feet went numb. Praying like a fool that just shot a gun. Heart still beating but it's not working. It's like a hundred thousand voices that just can't sing. I reach out trying to love but I feel nothing. Oh my heart is numb.


Être comme prise au piège avec Jules me donnait un sentiment de nostalgie, le passé refaisant surface petit à petit. C'était tellement plus simple quand on était petit, il n'y avait pas d'arrières pensées parce qu'il était mon meilleur ami, le frère que je n'avais jamais eu et ça s'arrêtait là. Cinq ans en arrière, il m'avouait ses sentiments et là, c'était une bombe à retardement qui explosait entre mes mains. Non pas que je n'aimais pas Jules, mais j'étais pas prête à l'aimer de la même façon que lui me le demander. J'avais pris peur, je flippais tout simplement, j'étais effrayée telle une petite fille qui a peur du noir parce que je voulais pas le perdre. Aujourd'hui, tout était différent, enfin si seulement ça l'était. Il était en couple et donc les sentiments qu'il avait eu pour moi ne devait plus exister. Sauf que les rôles commençaient à s'inverser parce que depuis peu, je m'étais rendue compte qu'au fond je l'aimais plus que comme un simple meilleur ami. Mais comment lui avouer tout ceci sans être prise pour une pauvre imbécile ? Alors je refoulais la guerre intérieure qui se déroulait en moi pour tenter de passer une soirée plus ou moins bonne avec mon meilleur ami de toujours. « Bizarrement, ça m’étonne pas… » En y réfléchissant bien, moi non plus ça ne m'étonnait pas vraiment. Nos parents avaient toujours été les experts en ce qui concerne les coups foireux, mais pour une fois, j'avoue ne pas m'y être attendue une seconde. Mais au moins, on aurait une soirée retrouvailles bien mieux que celle qu'on avait eu la dernière fois. Je lui propose à boire vu que ma mère n'a pas du le faire, forcément, faut que je m'occupe de lui, comme au bon vieux temps me dirait-elle. « Pas de refus… » Je me dirige vers la cuisine, appuyée contre l'évier j'essaye de refouler tout ce qui remonte en surface, les souvenirs, les sentiments, mon malaise face à toute cette situation plutôt étrange mais plaisante à la fois. Je bois une gorgée de vin avant que mon cher Jules vienne me retirer mon verre un sourire en coin. « Soit ton père est un amateur de piquettes achetés au supermarché, soit il a planqué toutes les bonnes bouteille pour éviter qu’on les siffle… » Je rigole, mon père a toujours été un fan de vin, d'alcool en tout genre mais il a toujours voulu me cacher ses meilleures bouteilles pour pas que j'en profite. Un brin égoïste, peut-être, mais je pouvais le comprendre vu les choix d'alcool qu'il faisait. « Oh tu sais comment est mon père. Toujours à planquer le meilleur pour garder pour lui. » Je lui souris, ça faisait tellement du bien de pouvoir être sincère pour une fois avec lui. C'est comme retrouver en un claquement de doigt cette complicité perdue qui au final ne faisait que se cacher dans un coin bien spécial. « Je crois qu’il va me falloir quelque chose de plus fort que le vin… Ton père garde toujours des bouteilles dans le bar du salon ? » Face à sa moue trop mignonne, je ne pouvais pas résister et lui refuser. Puis ça me rappeler notre enfance, quand on construisait nos cabanes en tissus et qu'on chercher le trésor cacher. Suivit par notre adolescence, mon dieu, la première cuite prise ensemble était tout simplement formidable. Je crois que je pourrais jamais oublier la gueule de bois qu'on avait le lendemain. « Quelque chose de plus fort ? Oh mon meilleur ami voudrait-il avoir une seconde fois ces dix-huit ans pour se mettre bien ? A ce que je vois, tu n'as rien perdu, il les planque toujours dans le bar du salon, affirmatif. » Et c'est comme une petite fille excitée le soir du réveillon de Noël que je me dirige vers ce fameux bar. Je jette un coup d’œil furtif et en retire une bouteille de vodka. « La meilleure et la plus forte que mon père détient. » Je sors deux verres et les remplis à moitié. Je lui tend le sien avant de prendre le mien dans une main et la bouteille dans une autre. Je pars m'asseoir sur le canapé avant de le voir me rejoindre. « Santé et cul sec. » Un rictus sur les lèvres, je bois mon verre d'un coup, faisant une grimace assez drôle. « Outch ! J'avais oublié à quel point elle était forte celle-là. » Je rigole et nous resserre un verre chacun. Nouveau cul sec, nouvelle grimace mais je m'en fou, ça fait tellement du bien. « Je crois qu'on va devoir dormir ici si on continue dans cette voie là. Un troisième ? » Sourire complice, les yeux qui brillent. Cette soirée va probablement être source de problème, de connerie et tout ce qui va avec. Mais en attendant, ça sera la meilleure soirée de ma vie depuis cinq ans.. Je voulais que rien ne vienne gâcher cette soirée qui s'annonçait merveilleuse, mais une question me trottait dans la tête. Celle de sa petite amie. Qui était-elle ? Comment avait-elle fait pour réussir à me le prendre ? Certes il ne m'appartenait pas, mais je considérais que c'était le cas, qu'il était à moi et à personne d'autre. Sentiment égoïste ? Oui, je l'avoue, je confirme, j'étais égoïste mais parce que c'était Jules, MON Jules. Je pouvais pas le laisser à quelqu'un d'autre, je voulais pas le voir au bras d'une autre fille, peut-être plus jolie que moi, plus drôle, plus attachante, plus partout par rapport à moi. C'était atroce ce sentiment d'infériorité qui pris le dessus pendant un temps. Je déglutis, ne sachant pas quoi faire. Lui en parler ou faire ma muette sur ce sujet ? Attendre que ce soit lui qui parte dessus ou profiter de cette soirée pour justement parler de lui, de moi, de nous et oublier le reste du monde ? Je ne savais pas trop, j'étais totalement paumée à cet instant. Mon regard dériva un moment sur ses lèvres, une envie irréfutable de les saisir et les embrasser me pris aux tripes. Bordel non Fizzy ! Il est en couple ! T'as pas le droit bordel ! Fais pas la con... Je me mordis la lèvre inférieure tout en plantant mon regard dans le sien avant de le détourner sur mon verre. Et voilà que j'étais mal à l'aise maintenant. C'était tellement plus simple avant, quand il savait que j'allais pas bien, un câlin, un bisous, un petit réconfort et tout s'effaçait. Aujourd'hui, c'était différent... Peut-être trop différent.
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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Mar 24 Déc - 4:01

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CAUSE WHEN WE ARE GOOD, WE'RE GRAND, BUT WHEN WE'RE BAD WE ARE VERY BAD. BUT I STICK AROUND 'CAUSE THE LOVE THAT YOU'RE GIVING ME IS THE BEST I'VE EVER HAD. OH, OH, OH, OH. AND IT'S FUNNY TO ME, THE WAY THAT THINGS HAVE WORKED OUT. THERE'S NO DOUBT IN MY MIND THAT YOU CAN'T RECALL WHAT THIS ALL WAS ABOUT. SO LET'S GIVE IT UP. LOVE ME SWEETLY AND COMPLETELY COME AND SIT BESIDE ME 'CAUSE YOU KNOW I NEED YOU NEAR. WHEN YOU'RE WHEELIN' WITH THAT FEELIN' WE'LL PAINT THE TOWN PINK 'CAUSE BABY, RED IS SO LAST YEAR.




Son sourire me rassure, me met à l’aise. J’avais tellement eu peur qu’elle m’en veuille au point de ne plus vouloir me parler que l’entendre rire c’était presque inespéré. Pourtant j’avais l’impression de n’être jamais parti ou presque. Le petit moment de gêne qui avait suivit notre arrivée semblait s’évaporer de lui même tant qu’on ne parlait pas de sujets qui fâche, cette soirée devrait bien se passer non ? « Oh tu sais comment est mon père. Toujours à planquer le meilleur pour garder pour lui. » Je souriais légèrement, décidément, les Durand avaient perdus de leur hospitalité. Non seulement ils nous laissaient seuls et en plus avec de mauvaises bouteilles. Pourtant je crois que je vais devoir remercier nos parents pour cette soirée improvisée puisque si ils étaient restés, on serait sûrement resté chacun de son côté à se jauger sans vraiment oser se parler. Enfin c’est même sûr pour moi, peut être qu’elle aurait fini par prendre les devants. Je lui demande si elle n’a rien d’autre ou du moins si son père n’a rien d’autre en stock et une fois de plus, nous sommes visiblement sur la même longueurs d’onde. « Quelque chose de plus fort ? Oh mon meilleur ami voudrait-il avoir une seconde fois ces dix-huit ans pour se mettre bien ? A ce que je vois, tu n'as rien perdu, il les planque toujours dans le bar du salon, affirmatif. » Je souris à sa remarque et la suit jusqu’au salon. Son meilleur ami hein ? Donc c’est toujours d’actualité même après 5 ans d’absence ? Enfin si j’avais de nouveau 18 ans, je me méfierais peut être moins d’une soirée en tête à tête impliquant de l’alcool. Si à l’époque passer mon temps à la prendre dans mes bras et l’embrasser sur la joue n’avait rien de bizarre aujourd’hui ce serait peut être un peu déplacé. «  Je tiens sûrement mieux l’alcool aujourd’hui qu’à mes dix huit ans. J’ai suivi un entrainement au saké pendant 5 ans, on va voir le résultat. » Elle retire une bouteille de vodka du bar de son père et je laisse échappé un sifflement admiratif.  « La meilleure et la plus forte que mon père détient. » J’éclate de rire, décidément elle voulait nous attirer des ennuis. De un, son père allait faire la gueule en voyant qu’on avait tapé dans sa cachette pour en plus lui piquer l’une de ses meilleurs bouteilles, et de deux, Dawn me passerait un savon si elle me voyait revenir à la maison complètement fait sachant que j’avais passé la soirée avec Fizzy. Mais je pourrais toujours la rassurer en lui rappelant qu’il y avait mes parents… Soit disant. De toute façon, c’est pas comme si je comptais faire quelque chose de mal. On prenait juste un verre entre amis.


Mon verre dans la main, assis près d’elle sur le canapé, j’ai la même appréhension que des années auparavant face à mon tout premier verre d’alcool. Même lieu, même situation. Mais je sais que comme la première fois, je finirais par le boire ce verre, parce que je suis avec Fizzy et qu’elle pourrait me faire faire n’importe quoi. Pourtant c’est moi qui avait lancé l’idée, mais un doute m’envahi. Est-ce que ce n’était pas dangereux de ne pas avoir les idées claires près de Fizzy ? Je jouais avec le feu avec l’envie secrète de m’y brûler. «Santé et cul sec. » Le feu de départ est tiré et je termine mon verre d’une traite me prenant au jeu. Le liquide me brûle la gorge à son passage et je tousse légèrement surpris. Mais rien à côté de la grimace de Fizzy qui me fait irrémédiablement rire. « Outch ! J'avais oublié à quel point elle était forte celle-là. » «  T’es sûre que tu vas tenir le coup ? Je voudrais pas te ramasser à la petite cuillère après. »  Pourtant elle ne se démonte pas et nous resserre un verre qu’elle fait disparaitre presque aussitôt avec la même grimace. «  Si tu continues comme ça c’est tout le bar de ton père qui va y passer. » Je bois mon verre cul sec, à mon tour, avec l’agréable surprise de constaté que cette fois il passe beaucoup mieux. « Je crois qu'on va devoir dormir ici si on continue dans cette voie là. Un troisième ? » Je roule des yeux et lui prend la bouteille des mains pour nous resservir un verre à chacun, la provoquant du regard. « J’espère pas… Mon père a transformé mon ancienne chambre en bureau et aujourd’hui ce serait plutôt mal vu si je dormais dans ton lit. Me dis pas que t’es déjà pompette ? » Déjà qu’à l’époque, mes parents avaient trouvés ça bizarre qu’on puisse toujours dormir ensemble alors qu’on était plus des gamins, mais après leur avoir expliqué et répété qu’il ne se passait rien, ils avaient fini par me lâcher. Aujourd’hui c’était différent, déjà même si elle n’avait pas tant changé que ça, l’adolescente sexy qu’était Fizzy avait laissé place à une femme plus que séduisante qui à n’en pas douter avait toujours autant de succès auprès des hommes, pas le genre à partager son lit pour dormir quoi. Et en plus, malgré toute la confiance que Dawn m’accordait, dormir avec Fizzy devait faire parti de ses limites. Pour me sortir l’idée de la tête, je vide à nouveau mon verre, laissant l’alcool engourdir mes sens et mes pensées. Prenant soudainement conscience du silence, je jette un regard à Fizzy croisant son regard coupable sans comprendre ce qu’elle avait bien pu faire. Elle avait l’air mal à l’aise, mais pourquoi ? Y a deux secondes à peine ça allait. Je n’avais aucune envie de retrouver cette gêne surtout avec des l’alcool dans le sang. Me rapprochant d’elle sur le canapé, je lui donnais un léger coup d’épaule pour la sortir de ses pensées et qu’elle revienne parmi nous. «  Tires pas cette tête… Sinon je peux reprendre le prochain avion pour le japon et je reviens dans 5 ans si ça te fait tant plaisir de me voir revenir. » Prenant soudainement conscience qu’elle n’était sûrement pas au courant d’où j’avais été toutes ces années puisque j’avais demandé à mes parents de ne pas lâcher le morceau. Une seconde, je me mis à sa place, m’imaginant si ça avait été elle qui était partie sans me prévenir et sans aucun moyen de la contacter. J’aurais été dévasté… Sûrement que je lui en voudrais encore. Je me mordis légèrement la lèvre à cette idée et lui fit un petit sourire désolé. «  Sabishii » Si mon accent n’avait jamais été terrible, l’alcool n’y arrangeait franchement rien. Mais bon, l’idée était là et à part si Fizzy avait pris sans que je le sache des cours de japonais ça importait peu. «  En gros ça veut dire que tu m’as manqué, enfin littéralement c’est plus la solitude que ça évoque mais ça marche comme ça. » Je baisse les yeux sur mon verre et le maudit d’être vide dans un moment pareil. Pour le coup, c’est moi qui est mal à l’aise mais j’attrape la bouteille me resservant à nouveau pour faire passer ça. Finalement j’étais peut être retombé à dix-huit ans en lui sortant un truc comme ça. On dirait une technique de drague d’ado, et j’ai presque honte d’avoir sorti ça à voix haute. « Enfin je sais dire pleins d’autres trucs, mais si je me mets à parler japonais ça va devenir plutôt ennuyant pour toi… » Waw… Pirouette improvisée pour venir se casser la gueule, comme si j’avais choisi un mot au pif pour lui montrer que je savais parler une autre langue et paf, comme par hasard, ce mot signifiait qu’elle m’avait manqué. Enfin ça aurait pu être pire…



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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Dim 29 Déc - 10:34

Fizzy & Jules

I'm feeling better since you know me. I was a lonely soul but that's the old me. It's been a long time coming since I've seen your face. And I've never went back trying to replace everything that I broke till my feet went numb. Praying like a fool that just shot a gun. Heart still beating but it's not working. It's like a hundred thousand voices that just can't sing. I reach out trying to love but I feel nothing. Oh my heart is numb.


Au final, cinq ans se n'est rien quand on tient à une personne, n'est-ce pas ? J'avais passé cinq années de ma vie sans l'un de mes uniques repères et aujourd'hui, qu'il était là, c'est comme si rien n'avait changé. Je nous revoyais, tous les deux, lors de notre toute première cuite. C'était chez moi qu'on l'avait fait, mes parents étaient partis je ne sais plus trop où et la famille de Jules l'avait autorisé à venir passer la nuit. Bien évidemment, personne ne se doutait des idées derrière nos deux petites têtes. J'avais pioché au pif une bouteille dans la réserve de mon père comme ce soir-là. Une vodka, pure et dure, comme la première fois. Au final, cette soirée, c'était faire ressurgir le passé à pleine puissance avec une claque dans la gueule en prime parce qu'on avait pris six ans. Je crois, que je n'oublierais jamais non plus, la tête de mes parents le lendemain quand ils sont rentrés beaucoup plus tôt que prévu. N'empêche cette soirée reste gravée dans ma mémoire parce qu'elle était parfaite. On était parfaits. Les meilleurs amis du monde, rien ne pouvait nous briser, si ce n'est sans compter sur les sentiments de Jules... Au fond, c'était lui le coupable de cette déchirure intérieure irréparable ? Mais je me sentais autant plus responsable de ce départ causé par mon refus de le perdre en tant que meilleur ami. Je crois que ces cinq années loin de lui m'avait ouvert les yeux. Je l'aimais, je l'aimais beaucoup plus que ce que je le prétendais et je n'osais pas m'avouer à moi-même que j'en étais raide dingue. Fierté ? Égoïsme ? J'en sais trop rien, c'est le moment où tout se mélange dans votre tête et que vous perdez pieds. J'en suis à un point où je ne différencie plus les choses importantes parce que j'ai passé un stade trop dur à comprendre pour mon petit cerveau. Que voulez-vous, je suis une blonde après tout ! « Je tiens sûrement mieux l’alcool aujourd’hui qu’à mes dix huit ans. J’ai suivi un entrainement au saké pendant 5 ans, on va voir le résultat. » Je retins un rire à ses paroles et puis son sifflement d'admiration me fit chaud au cœur. Car il faut se remettre dans l'histoire, mais à notre toute première cuite, il avait eu exactement la même réaction quand j'avais sorti la bouteille. Mais se qui me fit encore plus de bien c'est l'entendre rire, le voir rire. Un meilleur ami c'est le plus beau cadeau que la vie puisse vous offrir, c'est une perle rare trouvée et qu'on garde précieusement au risque de l'abîmer un jour. Moi j'avais abîmé mon bien le plus précieux, et je m'en voulais horriblement de lui en avoir fait voir de toutes les couleurs. C'est mon verre dans la main et assise sur le canapé que je m'en rend compte qu'on revient au point de départ. Eh oui, toujours cette bonne et fameuse première cuite, mais c'est essentiel de ne pas oublier, non ? « T’es sûre que tu vas tenir le coup ? Je voudrais pas te ramasser à la petite cuillère après. » Et dire que ça serait mal me connaître serait mentir. Il avait tellement raison, il me connaissait par cœur et parfois ça en devenait limite perturbant. Je crois qu'il m'arrivait de le détester du fait qu'il me connaisse tant que ça. « Si tu continues comme ça c’est tout le bar de ton père qui va y passer. » Je lui tirais la langue parce que encore une fois, ça avait failli se produire, non ce n'était pas arrivé. Mais on avait descendu facilement trois bouteilles à nous deux et la quatrième avait eu assez de mal à passer. « Arrêtes de faire ton rabat-joie va ! On est plus des enfants, mon père m'en voudra moins que lorsqu'on avait dix-huit ans. » Bon d'accord, il m'en voudra légèrement, mais c'est ma petite vengeance personnelle pour nous avoir laissé seuls. Quoi que, faudra que je les remercie au final d'avoir fait cette soirée, car sinon jamais on aurait pu se retrouver comme là. Je balançais que si on continuait sur cette voie on était bien partie pour dormir ici, et pour moi ça ne serait pas vraiment de refus. « J’espère pas… Mon père a transformé mon ancienne chambre en bureau et aujourd’hui ce serait plutôt mal vu si je dormais dans ton lit. Me dis pas que t’es déjà pompette ? » Je roulais des yeux, pourquoi direct ça serait mal vu ? Ah oui, j'oubliais, monsieur est en couple et donc fidèle, évidemment. « Quoi ? Tu vas pas me dire que t'as peur qu'il se passe un truc entre nous deux ? S'il aurait dû y avoir un truc entre toi et moi Jules, sérieusement, ça se serait passé y a six ans en arrière, lors de notre première cuite. On a dormi tous les deux ensembles et oh, y a rien eu. T'as juste à avoir confiance en toi, en moi et en nous. Eh non, je ne suis pas pompette monsieur mais je compte bien le devenir par la suite. » Je lui tirais une nouvelle fois la langue avant de prendre un quatrième verre. Celui-ci passe avec difficulté, il a un certain goût de jalousie et d'amertume, je déteste ce sentiment de jalousie. J'ai jamais été jalouse des filles qui traînaient autour de lui, bon peut-être un peu d'accord, mais pas comme là. Je ne connaissais même pas l'élue de son cœur et pourtant je la haïssais du plus profond de mon être, dans ma tête je l'avais tué au moins une centaine de fois depuis que j'étais au courant. L'alcool montant à ma tête, un sentiment de mal être pris le dessus. J'avais pas envie de me sentir mal alors qu'il était là, mais cette histoire me bouffait et c'était tellement plus fort que moi. Son coup d'épaule me fit tourner la tête et décocher un sourire. Sincère ? Moyen qu'il le soit à demi. « Tires pas cette tête… Sinon je peux reprendre le prochain avion pour le japon et je reviens dans 5 ans si ça te fait tant plaisir de me voir revenir. » Ce fut à mon tour de lui donner un coup d'épaule. « Dis pas de conneries va ! T'es très bien ici avec moi. » Ou du moins c'est moi qui suis très bien ici avec toi. Je pris conscience peu après que je venais d'apprendre où il était allé. Le japon. Ça doit être un pays beau à visiter mais pas vraiment le genre d'endroit où j'irais vivre. J’eus un pincement au cœur en me disant que jusqu'à maintenant j'ignorais qu'il était là-bas tout ce temps. Cinq ans. Si je l'avais su avant, aurais-je pris un avoir pour le rejoindre ? Aurais-je plié bagages sans réfléchir pour lui dire tout ce qui pesait sur mon cœur ? J'en sais trop rien et puis je ne pourrais jamais le savoir parce qu'on ne vit pas dans le passé. « Sabishii » Je rigolais tout en souriant alors que j'ignorais complètement ce que voulais dire ce mot bizarre. J'aurais parié à cent pour cent que c'était du Japon. Non franchement Fizzy ? Je pouvais être stupide parfois, souvent, et puis l'alcool... « En gros ça veut dire que tu m’as manqué, enfin littéralement c’est plus la solitude que ça évoque mais ça marche comme ça. » Tu m'as manqué ? Cinq ans et tu m'as manqué ? Non c'est pas tu m'as manqué, c'est tu m'as littéralement, complètement, totalement manqué. Y avait un vide, un putain de vide sans toi, c'était pire que tout. Les premiers temps j'ai cru que j'allais mourir sans toi à mes côtés, tu vois le truc ou pas Jules ? Je crois que tu réalises pas encore que j'aurais jamais dû te dire tous ces mots, j'aurais du fermer ma grande bouche et t'embrasser à la place. Waw, non je divagues, bordel pourquoi je suis entrain de boire ? Et hop un cinquième verre puis un sixième. Bien sur Fizzy, et tu crois que ça va s'arranger comme ça ? « Enfin je sais dire pleins d’autres trucs, mais si je me mets à parler japonais ça va devenir plutôt ennuyant pour toi… » Je rigolais. Bordel merci Jules d'intervenir comme ça, j'aurais pu commencer à partir dans des délires impossibles dans ma tête si t'avais pas ouvert ta charmante bouche... « Rien n'est ennuyant quand ça vient de toi mais c'est vrai que le japonais, ça sera pour plus tard. » J'avais une putain d'envie de le prendre des mes bras, blottir ma tête dans son cou, m’imprégner de son parfum et me laisser perdre dans ses méandres qu'on aurait pu appeler amour si ça en avait été. Je levais les yeux au ciel avant de nous resservir un verre. « J'arrive plus à savoir à quel verre j'en suis. Mais bon, on va pas compter, et puis de toute façon j'avais dans l'intention de passer pas qu'une seule bouteille. » Je plongeais une nouvelle fois mon regard dans le sien mais cette fois j'y restais. Ils divaguèrent rapidement sur ses lèvres, laissant à mon cœur un battement s'échapper et puis finalement je cédais la première. Je me laissais tomber dans ses bras, passant les miens autour de son cou. « Bordel qu'est-ce que tu m'as manqué espèce d'idiot. Tu peux pas savoir comment ça a été dur sans toi pendant cinq ans. Tu m'as tellement manqué... » Je me relevais pour lui refaire face, gardant toujours ce contact avec son regard. « J'ai vécu un enfer sans toi. Je m'en veux tellement, j'aurais jamais du te dire tout ça. Tu sais, si je pouvais revenir en arrière, j'effacerais mes paroles, je les effacerais et je ferais tout pour éviter de te faire souffrir, de te voir souffrir. » Je crois que l'alcool me perdait peu à peu, mais pourquoi toujours tout remettre sur le compte de l'alcool, hein ? Je parlais avec le cœur, je pensais vraiment tout ce que je disais, j'y croyais, c'était pas des paroles balancées comme ça, en l'air. C'était juste la vérité qui explosait parce qu'elle avait été gardée secrète trop longtemps... « J'te jure Jules, me refais plus jamais ça. Tu disparais plus jamais cinq ans sans donner signe de vie ou quoi que ce soit d'autre. J'aurais pu limite croire que t'étais mort. Enfin non, parce que j'y aurais jamais cru mais j'étais vraiment mal sans toi. Alors tu recommences plus, promis. » Maintenant que mon petit discours, stupide et probablement inutile était terminé, la soirée pouvait réellement commencer parce que je ne me sentirais plus coupable de quoi que ce soit. En tout cas, désormais j'étais aussi sure d'une autre chose, j'étais irrémédiablement amoureuse de mon meilleur ami, et ceci depuis toujours...
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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Jeu 2 Jan - 6:38

Jules & Fizzy
CAUSE WHEN WE ARE GOOD, WE'RE GRAND, BUT WHEN WE'RE BAD WE ARE VERY BAD. BUT I STICK AROUND 'CAUSE THE LOVE THAT YOU'RE GIVING ME IS THE BEST I'VE EVER HAD. OH, OH, OH, OH. AND IT'S FUNNY TO ME, THE WAY THAT THINGS HAVE WORKED OUT. THERE'S NO DOUBT IN MY MIND THAT YOU CAN'T RECALL WHAT THIS ALL WAS ABOUT. SO LET'S GIVE IT UP. LOVE ME SWEETLY AND COMPLETELY COME AND SIT BESIDE ME 'CAUSE YOU KNOW I NEED YOU NEAR. WHEN YOU'RE WHEELIN' WITH THAT FEELIN' WE'LL PAINT THE TOWN PINK 'CAUSE BABY, RED IS SO LAST YEAR.



L’alcool délit  les langues et les esprits. Ce qui aurait pu être gênant pour nous deux devenait sujet à plaisanterie, et tant que l’ambiance restait ainsi je n’avais aucune raison de m’inquiéter. Si l’on avait pas piqué cette bouteille pour essayer de se détendre, dieu seul sait où l’on en serait à l’heure qu’il est sans ça. Dans la cuisine, tout les deux à demander des nouvelles un peu gêné de ce que devenait notre vie. Mais au lieu de parler du présent, voilà qu’on se replongeait tête la première dans nos souvenirs communs. « Quoi ? Tu vas pas me dire que t'as peur qu'il se passe un truc entre nous deux ? S'il aurait dû y avoir un truc entre toi et moi Jules, sérieusement, ça se serait passé y a six ans en arrière, lors de notre première cuite. On a dormi tous les deux ensembles et oh, y a rien eu. T'as juste à avoir confiance en toi, en moi et en nous. Eh non, je ne suis pas pompette monsieur mais je compte bien le devenir par la suite. » Je ris légèrement amusé mais n’ose pas répondre à sa première question puisque oui, même avec cinq ans au Japon, j’avais toujours peur de ce que je ressentais pour Fizzy et ce que ça pourrait me pousser à faire. Mais elle avait raison, si il s’était passé quelque chose entre nous, ça ferait longtemps déjà que ça se serait passer. Aujourd’hui c’était trop tard, et puis que ça soit maintenant ou avant, je pouvais faire confiance à Fizzy à défaut de pouvoir me faire confiance sur ce point là. Combien de fois j’avais dû repousser mon envie de l’embrasser, juste une fois, pour savoir ce que ça ferait. Mais j’avais bien fait de me retenir finalement. Mais l’ambiance devient morose, quelque chose la tracasse, mais quoi ? Il y a six ans, sans aucun doute que j’aurais su dire ce à quoi elle pensait mais aujourd’hui j’en serais incapable, malheureusement.

Mais je ne lui laisse pas le temps de trop réfléchir en venant la ramener sur terre d’un léger coup d’épaule. Je ne sais pas si c’était réellement nécessaire de lui sortir que je repartirais si elle ne me faisais pas un sourire, mais ça me fit un bien fou de l’entendre me retenir en disant que j’étais bien ici avec elle. Et c’était vrai, en cinq ans, les rares fois où je m’étais laissé aller à boire un peu trop, les souvenirs revenaient à la charge plus pesant que d’habitude, me réduisant au gamin perdu seul loin de ceux qu’il aime que je m’efforçais de faire taire le reste du temps. Mais cette fois-ci, elle était là, près de moi. La même, ou presque. Ma place se trouvait près de Fizzy que ce soit en tant qu’ami ou peu importe quoi d’autre. Pourtant quand je me laisse aller à lui dire qu’elle m’a manqué, j’ai l’impression d’avoir sorti une connerie. Elle met un sacré temps à réagir avant de finir par se resservir un verre puis un autre. Ok… Bon. Est ce que ça veut dire que moi je lui ai pas manqué finalement ? En même temps, j’étais seulement un ami et puis elle avait déjà commencer à s’éloigner de moi bien avant que je m’en aille au Japon. Cette idée me fait légèrement perdre le sourire même si j’essaie toujours de faire bonne figure devant elle en me rattrapant difficilement. Ça la fait rire, et dans un sens ça me rassure un peu même si cette fois c’est à moi de me resservir quelques verres pour faire passer la pilule.  « Rien n'est ennuyant quand ça vient de toi mais c'est vrai que le japonais, ça sera pour plus tard. » Je lui souris légèrement même si je doute qu’un jour elle puisse s’intéresser à la langue compliquée qu’était le japonais et peu importerait que ça soit moi le prof ou non. Elle nous ressert un nouveau verre que je vide d’une traite, la tête commençant sérieusement à me tourner. « J'arrive plus à savoir à quel verre j'en suis. Mais bon, on va pas compter, et puis de toute façon j'avais dans l'intention de passer pas qu'une seule bouteille. » J’éclate de rire ne voulant pas me retrouver dans le même état qu’il y a 6 ans, un véritable déchet sur pattes, même si j’avais voulu tenter une approche avec Fizzy ce soir là j’en aurais été incapable. Même pas foutu de toucher mon nez alors réussir à trouver ses lèvres ça relevait de mission impossible. Surtout qu’à peine couchés, je m’étais endormi comme une pierre, et encore je me félicite de pas avoir passez la nuit à vomir, ce qui aurait été le tue l’amour absolu. «  Je commence à croire que t’essaies de me saouler ! » Quand je relève les yeux, son regard s’accroche immédiatement au mien et je me met instinctivement à rougir comme un con. Mais alors quand ses yeux dérivent vers mes lèvres, c’est mon corps entier qui se figent. C’est bien la première fois qu’elle me regarde comme ça, et j’ai la fâcheuse impression d’être un pantin entre ses mains. C’était horrible, mais une partie de moi espérait encore alors que j’étais plutôt heureux en ménage aujourd’hui et que je n’avais aucune envie de tout foutre en l’air.

Pourtant quand elle s’approche, c’est pour me prendre dans ses bras comme au bon vieux temps, et un soupire soulagé échappe à mes lèvres à cette sensation retrouvé. Mes bras s’enroulent d’eux même autour de sa taille et ça fait du bien de constaté que tout parait parfaitement naturel contrairement à son regard. « Bordel qu'est-ce que tu m'as manqué espèce d'idiot. Tu peux pas savoir comment ça a été dur sans toi pendant cinq ans. Tu m'as tellement manqué... »  Je ris légèrement à sa remarque. «  Je crois en avoir une vague idée Fizzy. » Elle s’éloigne déjà et je dois me faire violence pour ne pas la garder tout contre moi, l’étreinte ayant été bien trop courte à mon goût. « J'ai vécu un enfer sans toi. Je m'en veux tellement, j'aurais jamais du te dire tout ça. Tu sais, si je pouvais revenir en arrière, j'effacerais mes paroles, je les effacerais et je ferais tout pour éviter de te faire souffrir, de te voir souffrir. » Surpris de l’entendre parlé de ça, je reste sans voix. J’avais passé tellement de temps à tenter d’oublier ce moment tellement gênant pour moi que j’avais toujours refusé d’en parler à qui que ce soit sous peine de faire ressurgir tout un tas de sentiments pas forcément agréables. «  C’est du passé, j’étais jeune… » … et complètement stupide d’y avoir cru alors que je te connaissais par coeur. Reprenant la bouteille pour me servir et tenter de fuir cette conversation avec les moyens qui m’étaient offert, je constatais avec horreur qu’elle était vide.  « J'te jure Jules, me refais plus jamais ça. Tu disparais plus jamais cinq ans sans donner signe de vie ou quoi que ce soit d'autre. J'aurais pu limite croire que t'étais mort. Enfin non, parce que j'y aurais jamais cru mais j'étais vraiment mal sans toi. Alors tu recommences plus, promis. » Je soupire et finit par me lever pour aller chercher une nouvelle bouteille derrière le bar, comme un animal blessé irait se cacher pour éviter qu’on lui donne le coup de grâce. Farfouillant dans la collection de son père, je répondais vaguement d’une voix plate et monotone comme si tout ce qu’elle venait de dire m’importait peu. «  Promis, de toute façon c’était pas dans mes projets immédiat. » Mon choix se porte sur une bouteille de whisky que je ramène pour pouvoir m’en servir un verre l’air de rien. Je sais que je joue l’enfant à agir ainsi mais qu’est ce qu’elle espérait ? S’excuser ? S’excuser pourquoi ? Pour ne pas m’aimer comme si elle y pouvait quelque chose. Elle voulait m’éviter de souffrir mais comment ? Elle m’avait rejeté, et je l’avais pas supporté. Je m’étais retrouvé sans personne vers qui me tourner puisque la seule que je voulais près de moi et qui m’avait toujours soutenu m’avait dit non. Un non catégorique et sans appel alors que n’importe quel autre homme que moi aurait eu le droit de goûter ses lèvres ou partager ses nuits. J’étais passé d’exception à pariât  Plutôt mourir mille fois que revivre ça. Le liquide brun me brûle la gorge une fois, puis deux, puis jusqu’à ce que la brûlure s'apaise finissant de m’abrutir. Je me laisse aller contre le dossier, fixant le plafond tourner au dessus de moi jusqu’à ce que je tourne la tête vers Fizzy. Je lui fais un léger sourire un peu mélancolique, elle essaie de bien faire en s’excusant et moi je fuyais la conversation. Mais fallait-il vraiment que je l’ouvre alors que je savais que tout ce que je pourrais dire ne soulagerait personne. Oh et puis merde. «  T’excuse pas pour ce qui s’est passé. Fallait que ça arrive un jour où l’autre de toute façon. C’était stupide de croire qu’il pourrait y avoir autre chose que de l’amitié entre nous et tu m’as remis à ma place. » Je grimaçais légèrement et me redressait pour me servir un nouveau verre, histoire de me donner du courage. J’allais vraiment être dans un état pitoyable demain, heureusement que je bossais pas. «  Sauf que moi je t’aimais depuis tout gamin Fizzy. Sérieux, y a pas un moment où je me suis dit Putain merde mais je tombe amoureux d’elle ! , j’ai grandi avec ça ! C’était tellement évident en fait que je me suis dit que c’était pareil pour toi mais que tu devais pas t’en être rendu compte encore… » Je soupire ayant l’impression de refaire exactement la même connerie qu’il y a cinq ans l’espoir en moins. Pourquoi lui expliquer tout ça ? Tout ce que j’allais réussir à faire c’était la rendre encore plus mal pour rien et faire un peu plus pitié. Je relève les yeux vers elle et lui fait un sourire se voulant rassurant. « Fallait que je parte… Sinon, ça aurait plus été pareil, mais tu vois je suis rentré et tout est comme avant maintenant. Enfin maintenant j’ai Dawn et toi tu as… hum… ce que tu voulais ? » 



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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Jeu 2 Jan - 12:21

Fizzy & Jules

I'm feeling better since you know me. I was a lonely soul but that's the old me. It's been a long time coming since I've seen your face. And I've never went back trying to replace everything that I broke till my feet went numb. Praying like a fool that just shot a gun. Heart still beating but it's not working. It's like a hundred thousand voices that just can't sing. I reach out trying to love but I feel nothing. Oh my heart is numb.


Au final, je tournais en rond, je finissais toujours à revenir au point de départ. Perdue, plus seule que jamais et pourtant, il était là, à mes côtés. J'avais l'impression qu'un fossé se creusait entre nous deux, qu'un trou béant se formait dans ma poitrine quoi que je fasse, rien n'y changeait. Le trou s’agrandissait, jusqu'à former une sorte de trou noir et c'était juste horrible comme sensation. Un sentiment d'avoir tout perdu en un claquement de doigt et malgré sa présence, sa chaleur près de moi, son odeur qui m’enivrais, je me sentais terriblement seule. Pendant cinq ans, j'avais décidé de me perdre dans les bras d'autres hommes avec pour seul objectif, l'oublier. Et ce soir, tout me revenait en pleine figure, une claque énorme qu'on ne s'attend pas à recevoir aussi violemment. J'avais compris bien trop tard que Jules était mon tout, bien plus qu'un simple ami, que mon meilleur ami ou que celui que je considérais comme un frère. Non, c'était mon âme sœur, mon alter égo au masculin, celui qui méritais que je sois là chaque jour qui venait à ses côtés. Il m'avait fallut cinq ans et son retour pour ouvrir les yeux sur la réelle nature de mes sentiments à son égard, je pense que j'avais pris peur il y a cinq années en arrière. Peur de le perdre, peur de faire une erreur et qu'il disparaisse à jamais de ma vie. Certes, il aurait pu en disparaître totalement, il y a cinq ans en arrière, mais aujourd'hui il était de retour à Gold Coast. Devais-je remercier la fille qui l'avait fait revenir ici ? Car j'avais clairement compris que c'était grâce à elle qu'il était de retour aujourd'hui. Mais au lieu de ça, je lui vouais une haine sans même la connaître, une haine qui dépassait tous les autres sentiments que j'éprouvais et me rendais amère de savoir qu'il était sien et non mien. J'avais cette fissure en moi, irréparable et causée par ma faute, mais son retour avait réussi à la resserrer légèrement bien même quand il l'ouvrait un peu plus.

**********
« Je commence à croire que t’essaies de me saouler ! » Un nouveau rire m'échappais, ça faisait tellement du bien d'arrêter de pleurer, de se morfondre et de rire sincèrement. D'avoir un sourire vrai et non faux qui signifie tout va bien alors qu'en réalité rien ne va. Pour moi c'était bon, j'avais retrouvé mon meilleur ami, cinq années n'avaient pas suffit pour nous séparer, non, il était là et c'est comme s'il n'était jamais parti. C'était dingue d'avoir le cœur palpitant dans la poitrine, les mains à moitié tremblantes et moites, le corps chamboulé par tout ce qui se passait autour. J'avais l'impression d'être dans un rêve éveillé, sur un nuage rose qui flottait dans les airs. Et avec mes paroles j'avais l'impression de tout gâcher, de pourrir l'ambiance et essayant de me faire pardonner. Mais pourquoi ? Pour lui avoir fait de la peine, lui avoir briser le cœur alors qu'à l'époque il était le seul garçon qui pouvait m'aimer. Je regrettais tellement d'avoir agit ainsi, pur égoïsme de ma part pour essayer de le garder sans le perdre, grosse erreur de ma part puisqu'au final il était parti et je l'avais définitivement perdu. Quand je lui dis qu'il m'a manqué, il sait ce que ça fait, il a peut-être ressenti la même chose, le même désespoir... Mais le pire c'est quand mes excuses deviennent sincères. « C’est du passé, j’étais jeune… » Du passé ? Oui et non, parce qu'un amour comme celui que j'éprouvais pour lui ne pouvait s'effacer. Quelle conne ! Cinq ans pour ouvrir mes yeux et me rendre compte que mon cœur battait plus vite en sa présence tout simplement parce que je l'aimais comme lui m'aimais. Mais oui, aujourd'hui c'était du passé... J'ai le sentiment qu'il n'écoute qu'à moitié mes paroles, je le mets mal à l'aise ? Il se lève et va chercher une autre bouteille. « Promis, de toute façon c’était pas dans mes projets immédiat. » Mensonge ou simple dire pour m'empêcher de le retenir ? J'étais paumée, littéralement et au sens propre du terme. Je savais plus faire le bon choix, partir ou rester ? A vrai dire, je voulais juste m'enfuir sur l'instant présent. Partir loin et faire comme lui, disparaitre mais moi je ne reviendrais pas, plus. Trop de fardeaux à porter sur mes frêles épaules. Tout dégringoles, je tombe, la chute est lente et longue, comme si je flottais dans les airs tout en m'écroulant au sol. C'était difficile à avaler alors je déglutis avant de saisir la bouteille et de me servir un verre tout en le vidant d'une traite. Ma gorge brûlait mais pas plus que mon cœur qui se mourrait au creux de mon être. « T’excuse pas pour ce qui s’est passé. Fallait que ça arrive un jour où l’autre de toute façon. C’était stupide de croire qu’il pourrait y avoir autre chose que de l’amitié entre nous et tu m’as remis à ma place. Sauf que moi je t’aimais depuis tout gamin Fizzy. Sérieux, y a pas un moment où je me suis dit Putain merde mais je tombe amoureux d’elle ! , j’ai grandi avec ça ! C’était tellement évident en fait que je me suis dit que c’était pareil pour toi mais que tu devais pas t’en être rendu compte encore… Fallait que je parte… Sinon, ça aurait plus été pareil, mais tu vois je suis rentré et tout est comme avant maintenant. Enfin maintenant j’ai Dawn et toi tu as… hum… ce que tu voulais ? » Je retins un sanglot mais les larmes, elles avaient du mal à rester en place et se mirent à dégringoler sur mes joues, roulant comme des perles, des fines gouttes d'eau avant d'aller s'écraser sur le sol ou mes jambes. Je m'essuyais rapidement, partant d'un pas rapide vers la cuisine pour sécher toute cette stupidité trop longtemps enfermée en moi. Mais quelle conne Fizzy ! Tu t'imaginais quoi ? Que tu pourrais l'avoir pour toi après tout ce qui s'est passé ? Réfléchis ! Il a déjà quelqu'un qui l'aime comme toi tu n'as pas su le faire il y a cinq ans en arrière ! Ça fait mal, tellement mal que je ne laisses pas mon être maître de lui-même et retourne dans le salon pour lui faire face. Je bredouille rapidement des excuses, j'étais devenue trop sensible, trop fragile, et ça me perdrait un jour... Maintenant qu'il avait déballé tout ce qu'il avait à dire, je pris une grande inspiration et me jeta une nouvelle fois à l'eau. Laissant tomber le masque, mettant mon cœur dans entre mes mains. S'il désirait le poignarder et l'achevait, il le pourrait au moins... « Pourquoi je m'excuserais pas ? J'ai perdu la meilleure partie de moi en te rejetant comme une pauvre conne ! T'es parti parce que tu en avais besoin, mais t'as pensé à moi ? T'aurais pu au moins me prévenir, me donner de tes nouvelles. Tu sais Jules, je vais paraître égoïste ou peut-être pour la pire enfoirée que tu connais, mais je t'aurais retenu si j'avais su Jules. Et si c'était trop tard, je t'aurais rejoins. Je me serais excusée mille fois pour que tu reviennes. Et là aujourd'hui tu es de retour mais pas pour moi, pour une autre. » Je me stoppais net, ma gorge nouée à cause des larmes qui emplissaient mes yeux. Je cherchais au fond de ma mémoire où j'avais déjà entendu ce prénom. Dawn... Son ex du lycée, celle qui l'aimait plus que n'importe qui, qui l'avait eu mais l'avait perdu parce que Jules m'aimais moi et non elle. Je repris une nouvelle inspiration. « Dawn t'aimes peut-être, non c'est même sur, mais toi, l'aimes tu réellement ? Jules, je sais que c'est pas maintenant que je dois m'excuser mais moi j'ai jamais eu ce que je voulais. Parce que je t'ai perdu, toi ! Oui je t'ai considéré comme mon frère, mais c'est parce que j'étais perdue, je savais plus où j'en étais quand tu m'as avoué tes sentiments. J'ai refoulé les miens parce que j'avais peur de te perdre et je refusais d'en arriver là. Mais bordel, Jules, je t'aime depuis toujours et je me mentirais à moi-même une nouvelle fois si j'osais prétendre le contraire... » Je me laissais tomber au sol, jamais j'aurais voulu qu'il me voit dans cet état là mais c'était trop dur de tenir. Les larmes prirent le dessus et je retrouvais mes bons vieux démons, l'alcool n'aidant pas bien évidemment. Je relevais la tête vers lui mais n'osant croiser son regard, je le plongeais dans les verres posés sur la table. « Tu vois Jules, quand tu dis que rien n'a changé, tu te trompes. Tout a changé... »
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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Ven 3 Jan - 11:08

Jules & Fizzy
CAUSE WHEN WE ARE GOOD, WE'RE GRAND, BUT WHEN WE'RE BAD WE ARE VERY BAD. BUT I STICK AROUND 'CAUSE THE LOVE THAT YOU'RE GIVING ME IS THE BEST I'VE EVER HAD. OH, OH, OH, OH. AND IT'S FUNNY TO ME, THE WAY THAT THINGS HAVE WORKED OUT. THERE'S NO DOUBT IN MY MIND THAT YOU CAN'T RECALL WHAT THIS ALL WAS ABOUT. SO LET'S GIVE IT UP. LOVE ME SWEETLY AND COMPLETELY COME AND SIT BESIDE ME 'CAUSE YOU KNOW I NEED YOU NEAR. WHEN YOU'RE WHEELIN' WITH THAT FEELIN' WE'LL PAINT THE TOWN PINK 'CAUSE BABY, RED IS SO LAST YEAR.




C'est vraiment pas ce que j'aurais imaginer pour cette soirée. Si au départ j'ai cru que ce serait un peu ennuyant à cause de nos parents mais au moins j'avais une excuse pour la voir. Après je me suis dit qu'avec un peu d'alcool on pourrait se détendre un peu et retrouver la complicité d'avant. Mais jamais j'aurais pensé la voir pleurer. Pourtant c'est bel et bien une larme qui coule sur sa joue. Est ce que c'est ma faute ? À peine ai-je eu le temps de réaliser qu'elle se lève pour s'en aller vers la cuisine. Mon bras se tend instinctivement pour tenter d'attraper sa main et la retenir mais mes gestes sont maladroits, désordonnés. Mes doigts effleurent son poignet sans réussir à l'attraper et malgré que tout m'apparaît au ralenti, en un rien de temps je me retrouvais seul et déboussolé au salon. Pourquoi est ce qu'elle pleurait ? Je lui disais que je ne lui en voulais pas malgré ce que j'avais toujours ressenti pour elle. Non ? Il n'y avait rien de mal là dedans ?

Un nouveau verre, encore. Mais celui ci passe difficilement. Est ce que j'étais censé m'en aller ? Finalement notre amitié n'était plus aussi solide qu'avant. J'avais donner le premier coup en lui avouant mes sentiments et la fracture étaient resté tout aussi douloureuse pour elle que pour moi. Peut être qu'il était temps pour moi de la laisser tranquille. Fizzy était la plus forte de nous deux lorsque j'étais parti, elle avait toujours l'air assurée de ces filles qu'on atteindrais jamais puisque leurs cœurs semblaient à l'épreuve de n'importe quelle histoire. Pourtant je l'avais fait pleurer, moi qui ne voulais en aucun cas lui faire du mal. Peut être que c'était une erreur de vouloir retrouver son amitié aujourd'hui. Je finis par me lever dans l'idée de repartir et la laisser tranquille. Mais elle était là, face à moi. Même après avoir pleuré, elle restait magnifique dans cette robe noire. « Pourquoi je m'excuserais pas ? J'ai perdu la meilleure partie de moi en te rejetant comme une pauvre conne ! T'es parti parce que tu en avais besoin, mais t'as pensé à moi ? T'aurais pu au moins me prévenir, me donner de tes nouvelles. Tu sais Jules, je vais paraître égoïste ou peut-être pour la pire enfoirée que tu connais, mais je t'aurais retenu si j'avais su Jules. Et si c'était trop tard, je t'aurais rejoins. Je me serais excusée mille fois pour que tu reviennes. Et là aujourd'hui tu es de retour mais pas pour moi, pour une autre. » Je baisse les yeux un peu honteux. Elle avait raison, jamais je ne lui avais donné une chance de s'excuser ou de rattraper les choses. La fuite m'avait apparu comme la meilleure des solution et l'opportunité que j'avais au Japon s'était imposé comme l'échappatoire idéale. L'idée qu'elle veuille qu'on s'explique ne m'avait pas effleuré, pour moi tout avait été dit et il ne me restait plus qu'à l'oublier. « Dawn t'aimes peut-être, non c'est même sur, mais toi, l'aimes tu réellement ? Jules, je sais que c'est pas maintenant que je dois m'excuser mais moi j'ai jamais eu ce que je voulais. Parce que je t'ai perdu, toi ! Oui je t'ai considéré comme mon frère, mais c'est parce que j'étais perdue, je savais plus où j'en étais quand tu m'as avoué tes sentiments. J'ai refoulé les miens parce que j'avais peur de te perdre et je refusais d'en arriver là. Mais bordel, Jules, je t'aime depuis toujours et je me mentirais à moi-même une nouvelle fois si j'osais prétendre le contraire... »

Je relève les yeux vers elle, totalement perdu. Elle ne pouvait pas me dire je t'aime maintenant, au moment où ma vie commençait à retrouver un sens. Elle tombe à genoux en pleurs et je sens mon cœur se serrer à l'idée de lui faire endurer ça. J'avais rêvé tellement longtemps qu'elle me dise ces mots là pourtant ça n'avait rien à voir avec ce que j'avais pu imaginer. Dans la réalité, je ne pourrais pas l'embrasser ou lui dire que je l'aimais aussi puisqu'il y avait Dawn. « Tu vois Jules, quand tu dis que rien n'a changé, tu te trompes. Tout a changé... » Merde pourquoi est ce que j'avais bu autant ? J'avais l'impression que mes pieds allaient se dérober sous mon poids, que mon cœur allait imploser sous son rythme frénétique et que ma tête était lardé d'innombrables coup de couteau. Mais ce qui faisait le plus mal, ça restait de voir Fizzy dans cet état.

Mes pas sont mal assuré, presque hésitant, mais je ne peux pas la laisser comme ça.  Arrivé près d'elle, je me laisse tomber à genoux pour lui faire face. Je sais pas ce que je suis censé dire pour la consoler, mais mes doigts viennent d'instinct se poser sur ses joues pour récolter les larmes qui s'y sont égarées. Mes mains s'attardent plus que nécessaire, caressant avec tendresse son visage. Mes yeux se pose sur sa bouche et mon pouce ne tarde pas à venir effleurer ses lèvres avec toute la douceur de ce baiser que je ne pouvais lui donner. À cette idée mon cœur se vrille renouant avec la douleur lancinante que je m'étais efforcé de faire disparaître. C'est tellement injuste. C'est avec difficulté que je ravale mes larmes. J'ai envie de lui dire tout ce que je ressens, que tout irait bien maintenant mais j'ai promis mon cœur à une autre. «  Faut toujours que t'arrives en retard hein Fizzy… »  J'essaie de lancer ça sur le ton de la plaisanterie mais ma voix s'enroue à cause du chagrin. «  J'ai besoin de toi en tant qu'amie... Je sais que c'est égoïste mais je peux pas laisser tomber Dawn. C'est grâce à elle si je suis ici. Je peux pas lui faire ça… » Les mots m'étaient autant destiné qu'à elle.  Fizzy m'avait brisé le cœur pas une fois, mais des centaines de fois. Jamais je n'avais tenté de dissimuler mes sentiments pourtant elle avait fermé les yeux sur ce que je ressentais pour mieux profiter de sa liberté. Elle ne m'aimait pas moi, mais les hommes en général. Peu importe l'importance que j'avais dans sa vie, jamais je ne l'avais vu avoir une histoire d'amour sérieuse ou ne serait ce que durable. Jamais je ne supporterais de la voir partir avec un autre. Mes mains retombent sur mes genoux et je baisse les yeux, incapable de réfléchir ou de décider de mon avenir avec deux grammes dans le sang. «  Je sais pas quoi faire Fizzy… » J'avais l'impression d'être un gamin perdu à deux doigts de pleurer. L'alcool pouvait vraiment me rendre pathétique parfois... C'était ma meilleure amie que je suppliais de m'aider alors qu'elle devait être dans un état semblable au mien. Moi, tout ce que je voulais c'était retrouver ma Fizzy, pas la guerre qui nous avait déchiré cinq ans auparavant.

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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Sam 18 Jan - 9:51

Fizzy & Jules

I'm feeling better since you know me. I was a lonely soul but that's the old me. It's been a long time coming since I've seen your face. And I've never went back trying to replace everything that I broke till my feet went numb. Praying like a fool that just shot a gun. Heart still beating but it's not working. It's like a hundred thousand voices that just can't sing. I reach out trying to love but I feel nothing. Oh my heart is numb.


A terre, en larmes, comme si j'avais besoin de ça, de me mettre à nu pour tenter de le récupérer. J'avais été forte trop longtemps, je m'étais menti à moi-même pendant cinq années alors aujourd'hui, il fallait que ça sorte. La vérité s'effondrait sur moi tel une pierre qui roule et s'écrase sans regarder les dégâts qu'elle crée autour. Ma vie avait été un enfer pendant toute son absence et là qu'il était à mes côtés, l'enfer continuait, l'enfer s'éternisait, m'enveloppant dans son cercle et refusant de me relâcher. Je suffoquais, l'air me manquait, mes pleures me brisaient et même quand il essayait de réparer les choses, ça ne faisait que les empirer au final. Sa présence qui est censée m’égayer, ne fait que me renforcer dans ma bêtise de l'avoir laisser filer. Ses doigts récupérant les perles nacrées sur mes joues, me ramène au fait que je suis faible, trop faible pour toute cette histoire. Alors quand ses doigts effleurent mes lèvres, qu'un frisson se glisse le long de mon échine et que mon cœur manque un battement, c'est comme si le temps avait cessé de s'écouler dans son grand sablier doré. Je tente de relever ma tête pour croiser son regard, mais mes pupilles rougies par ma tentative de ravaler ma fierté, m'empêche de le faire. Je ne pouvais pas mettre cette satanée fierté de côté pour une fois, non, j'étais trop têtue pour le faire. Mais je le devais, c'était pas une question d'avoir le choix ou non, juste une question de pour une fois cessé de mentir, que ce soit à lui ou à moi. « Faut toujours que t'arrives en retard hein Fizzy… » Malgré sa voix qui se brise, un sourire se décoche de mes lèvres, même dans les pires moments il sait comment s'y prendre. Mais la suite me fait vite déchanter. « J'ai besoin de toi en tant qu'amie... Je sais que c'est égoïste mais je peux pas laisser tomber Dawn. C'est grâce à elle si je suis ici. Je peux pas lui faire ça… » Évidemment, il a une autre personne dans sa vie, qui se tient à son bras dans la rue et qui partage le même lit. Mon cœur se fend dans ma poitrine, et quand bien même je tente de me dire que c'est peut-être mieux ainsi, je haïs de tout mon être cette fichue Dawn. Comment a-t-elle pu après tout ce temps réussir à l'avoir quand il m'échappait ? Je me rends compte qu'il aurait mieux fait de sortir entièrement de ma vie, il aurait dû s'effacer en cinq ans. Et pourtant, j'ai toujours été incapable de l'oublier, incapable de faire l'impasse sur ce lien qui nous unie. On est des âmes-sœurs, brisés, déchirés, perdus, mais des âmes-sœurs tout de même. Cette fois, c'était à moi de disparaître, de sortir de sa vie qu'importe le prix à payer. Je refusais de le faire souffrir, de le voir souffrir et de détruire le couple qu'il formait avec Dawn. Après tout, quand on aime quelqu'un, son bonheur doit passer avant le notre. Alors, c'est ce que j'allais faire, supprimer tous sentiments différant de notre amitié et être l'amie qu'il avait besoin. « Je sais pas quoi faire Fizzy… » La seule réponse qui me venait en tête était : et moi donc ? J'étais pire que perdue, j'étais désespérée, probablement future dépressive et en plus de tout ça, je devais accepter d'entacher mes sentiments que je venais de découvrir juste pour être et rester son amie. Il n'était plus question de proximité comme par le passé, il n'était plus question de partager tout et n'importe quoi ensemble. C'était fini, bel et bien terminé, et à jamais. Tout avait changé, tout avait disparu, envolé par le vent, trainant dans la poussière. Mon être se mourrait, mon âme se damnait et mon cœur devenait miettes dans mon corps. L'alcool s'était fini, cette soirée était finie, notre amitié, elle en suspend... « Très bien, alors restons-en là. Restons amis, et retourne avec ta Dawn. Sois heureux avec elle, profite de ta vie à ses côtés... Et restons amis... » C'est au tour de ma voix de se briser à la fin de mes paroles. Je n'ai jamais su mentir et encore moins à lui. Et cette fois c'est moi que je haïs, que je déteste si fort que j'ai envie de mourir. Je ne suis même pas prête à me battre pour l'avoir alors qu'il est tout ce dont j'ai besoin. Non ! C'est faux ! Je dois arrêter de mentir, de me mentir à moi. Je l'aime et je peux pas faire comme si de rien n'était. Je l'ai toujours aimé et aujourd'hui que j'ose enfin accepter mes sentiments à son égard, je le laisserais m'échapper ? Non, je ne peux pas faire ça, je refuse que cette séparation recommence et que ça fasse comme il y a cinq ans en arrière. Je relève ma tête et croise son regard, je prend une grande respiration et ose l'affronter pour la première fois, je crois. « C'est moi qui vais paraître égoïste, mais je veux pas cette place d'amie, je veux plus cette place d'amie. Je veux tellement plus Jules, je te veux toi pas en tant que meilleur ami tu comprends. J'ai fais l'erreur il y a cinq ans en arrière, je ne referais pas la même, pas cette fois ! » Je m'étais rapprochée de lui, dangereusement, peut-être trop même. Mes lèvres effleuraient les siennes, son souffle s’écrasait contre ma bouche. Et je n'avais qu'une seule envie, me saisir de ses lèvres et lui donner ce baiser que j'aurais du lui donner il y a cinq ans de cela. Je ne suis plus qu'à quelques centimètres mais je retiens cette envie pour voir s'il craquera le premier. « Si tu ne sais pas quoi faire, alors embrasse-moi... » Mes paroles ne sont qu'un murmure qui vague vers ses lèvres. Un supplice que je m'impose, une plainte du cœur. Embrasse-moi Jules, je t'en prie !
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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Mer 22 Jan - 6:45

Jules & Fizzy
CAUSE WHEN WE ARE GOOD, WE'RE GRAND, BUT WHEN WE'RE BAD WE ARE VERY BAD. BUT I STICK AROUND 'CAUSE THE LOVE THAT YOU'RE GIVING ME IS THE BEST I'VE EVER HAD. OH, OH, OH, OH. AND IT'S FUNNY TO ME, THE WAY THAT THINGS HAVE WORKED OUT. THERE'S NO DOUBT IN MY MIND THAT YOU CAN'T RECALL WHAT THIS ALL WAS ABOUT. SO LET'S GIVE IT UP. LOVE ME SWEETLY AND COMPLETELY COME AND SIT BESIDE ME 'CAUSE YOU KNOW I NEED YOU NEAR. WHEN YOU'RE WHEELIN' WITH THAT FEELIN' WE'LL PAINT THE TOWN PINK 'CAUSE BABY, RED IS SO LAST YEAR.




Moi et Fizzy avions vécu tellement de choses ensemble. On avait fait les quatre cents coups plus jeune et je pensais qu’avec le temps je la connaissais presque par coeur. Jamais je n’avais été aussi proche de quelqu’un, et au fond de moi, je savais que personne ne pourrait jamais prendre sa place, elle avait trop d’importance pour moi. Mais aussi lié que nous étions, l’amour était notre faiblesse, notre talon d’Achille. Preuve en est, l’épisode d’il y a cinq ans, il avait suffit que j’évoque mon amour pour elle pour nous déchirer et changer du tout au tout le cours de nos vies. J’avais toujours pensé être le seul à ressentir ça, et elle m’avait conforté dans cette idée avant que je m’en aille. Maintenant qu’elle m’avouait à son tour qu’elle avait des sentiments, c’était le branle bas combat dans ma tête. Dawn, je n’avais pas le droit de tirer un trait sur elle aussi facilement après tout les efforts qu’elle avait fait pour moi. Elle avait pris soin de moi, panser chaque blessure avec une patience hors pair. Les blessures causées par le rejet de Fizzy, cette horrible impression d’avoir un coeur plus qu’inutile. Un coeur qui battrait sans jamais trouver son écho. Dawn avait arrangé ça, elle m’avait offert son amour et aujourd’hui on formait un couple heureux, avec ses problèmes certes, mais heureux. Est ce que ça aurait été de même avec Fizzy ? Si j’étais resté, peut être qu’on serait ensemble aujourd’hui, toute cette soirée n’aurait pas lieu d’être et elle ne serait pas en larme face à moi. J’ai envie de la reprendre dans mes bras, mais ce serait bizarre j’imagine… « Très bien, alors restons-en là. Restons amis, et retourne avec ta Dawn. Sois heureux avec elle, profite de ta vie à ses côtés... Et restons amis... » Ça a beau être ce que je lui ai demandé, formulé de cette façon et avec ce ton, ça ne me paraît plus aussi intelligent. Bien sûr qu’on pourra pas rester amis avec ça. En restant avec Dawn, je ne pourrais pas voir Fizzy sans me demander si j’avais fait le bon choix alors pour ce qui est d’être proche, n’en parlons pas. Ce serait proscrit. Comme si me balader main dans la main avec Fizzy n’était pas déjà assez suspect lorsque nous étions amis et parfaitement inconscient de nos sentiments. Je soupire et la fixe avec une mine de cocker désolé. J’ai aucune envie qu’elle m’en veuille, je déteste l’idée qu’elle puisse me haïr ne serait ce qu’un peu. « T’es importante pour moi Fizzy… On a toujours été plus qu’amis. » J’ai l’impression d’être un crétin à ne trouver que ça a répondre. Bien sûr qu’elle est importante, même elle doit le savoir. Ce n’était un secret pour personne et mon incapacité à trouver quoi que ce soit de plus intelligent à répondre dans un moment pareil m’agaçait prodigieusement. Est ce que je pourrais ne serait-ce que me sortir de là sans avoir à choisir entre elles ?


Elle relève la tête vers moi et ses joues encore mouillées de larmes me donnent juste envie de la protéger en la prenant dans mes bras, mais son air déterminé me convainc de rester à ma place.« C'est moi qui vais paraître égoïste, mais je veux pas cette place d'amie, je veux plus cette place d'amie. Je veux tellement plus Jules, je te veux toi pas en tant que meilleur ami tu comprends. J'ai fais l'erreur il y a cinq ans en arrière, je ne referais pas la même, pas cette fois ! » J’ai l’impression d’avoir pris la couleur d’une pivoine là… ou peut être que j’ai chaud ? Ça doit être l’alcool… Ou le fait que les lèvres de Fizzy ne sont qu’à quelques centimètres des miennes. Mon coeur bat tellement vite que ça en devient douloureux. J’ai l’impression qu’il va s’échapper de mon torse d’une seconde à l’autre. Je peux sentir mon souffle irrégulier ricocher contre ses lèvres ou bien est ce le sien ? « Si tu ne sais pas quoi faire, alors embrasse-moi... » Je plonge mon regard dans le sien toujours aussi perdu. Bien sûr que j’en ai envie, bordel j’en ai toujours eu envie ! Le seul baiser qu’on a dû échanger remonte à l’école primaire et dieu seul sait à quel point c’était innocent. Depuis j’avais espéré… Vraiment espérer. Qu’elle me dise quelque chose du genre ou mieux, qu’elle m’embrasse carrément. Alors pourquoi est ce que j’hésitais ? Mon regard fait l’aller-retour entre ses lèvres et ses magnifiques yeux noisettes presque paniqué face au choix que ce baiser représentait. Je pouvais comprendre qu’aucun homme lui résiste, le chant des sirènes lui même ne devait pas être si tentant. « Fizzy… C’est pas du jeu. Je suis un homme… Pas une statue de pierre… » Ma voix s’éteint au fur et à mesure que mes lèvres caressent les siennes à chacun de mes mots. Je vais clairement le regretter plus tard, mais à vrai dire la seule chose qui semble encore faire marcher mon pauvre cerveau c’est nos souffles entremêlés et les frissons qui me secouent à chaque fois que nos peaux s’effleurent. Mon yeux font l’aller retour entre ses lèvres et ses yeux, cherchant désespérément une échappatoire mais ma main vient déjà se poser sur sa joue et je l’embrasse. C’est bizarre… Pas dans le mauvais sens du terme au contraire. Ni elle, ni moi n'en étions à notre premier baisé pourtant c'était la première fois que ça me faisait cet effet là. Le cerveau totalement vidée, seul la caresse de ses lèvres comptait pourtant je me retenais. Toutes ces années à attendre ce moment contenues dans un baiser plutôt sage finalement. Je m’écarte légèrement en me mordant la la lèvre pour m’empêcher de recommencer tout de suite. C’était tellement incroyable que j’en aurais presque oublié à quel point c’était mal… Presque. Mes mâchoires se contracte et je ferme les yeux pour tenter de me reprendre un peu. Mais avec la brûlure de ce baiser encore présente autant dire que c’était mission impossible. «  Tu sais que c’était un fantasme d’adolescent ça… » Je lui souris légèrement pour désamorcer cette situation compliqué. Quel avenir pour ce baiser… C’est pas vraiment comme si on pouvait être un couple tout de suite. «  Fizzy… Qu’est ce que t’attend de moi ? » C’est bien beau de dire qu’elle ne voulait pas qu’on soient amis mais s’attendait t-elle à ce que je quitte Dawn en passant l’éponge sur tout ce qui avait pu se passer ces cinq dernières années. Commençant à avoir mal aux genoux, je m’assois face à elle et prend doucement ses mains dans les miennes m’amusant à entrelacer doucement mes doigts aux siens comme on pouvait le faire avant : «  Je veux pas te perdre une nouvelle fois… »

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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Dim 26 Jan - 5:04

Fizzy & Jules

I'm feeling better since you know me. I was a lonely soul but that's the old me. It's been a long time coming since I've seen your face. And I've never went back trying to replace everything that I broke till my feet went numb. Praying like a fool that just shot a gun. Heart still beating but it's not working. It's like a hundred thousand voices that just can't sing. I reach out trying to love but I feel nothing. Oh my heart is numb.


« T’es importante pour moi Fizzy… On a toujours été plus qu’amis. » Et ça je ne pouvais pas en douter, bien que après son départ, je m'étais remise plusieurs fois en question. Après tout, c'était à cause de moi qu'il était parti, qu'il avait pris tant de recul, qu'il avait décidé de s'effacer de ma vie. Alors j'ai douté pendant tout ce temps du lien qui nous unissait. De l'importance que je pouvais bien avoir à ses yeux. Aujourd'hui, je comprenais que s'il était parti, c'est parce que son cœur avait trop mal de m'apporter tant d'importance pour aucune de ma part en retour. J'aurais voulu l'empêcher de partir, mais je n'avais pas pu. Et qui sait, peut-être que si j'avais eu les moyens de lui en empêcher, je l'aurais tout de même laisser partir. Car quand on tient à une personne, la priorité est son bonheur, non ? Alors, il m'avait fallut cinq années et un retour avec son cœur pris par une autre pour ouvrir les yeux sur la réalité de mes sentiments. Ça avait était mon tour de me rendre compte l'importance que mon cœur lui apportait quand bien même je partageais mon lit avec d'autres hommes chaque soir. Avais-je envie de continuer dans ce sens là ? De m'engager un peu plus sur cette route ou de faire demi-tour pour changer de chemin ? Je voulais retrouver mon Jules, mon meilleur ami d'enfance, mon amour inavoué par peur de le perdre à tout jamais. Alors quand mes lèvres se rapprochent dangereusement de lui, mon cerveau agit comme s'il se coupait, comme s'il ne répondait plus et je me retrouve seule, face à Jules, avec mon cœur qui tente de parler pour laisser ressortir tous ses sentiments. C'est douloureux ce genre de situation, ça fait tellement mal qu'on étouffe sans même s'en apercevoir, on perd pieds et on se noie alors qu'on ne sait pas nager. On devient perdu, on se retrouve dans un océan glacial et il nous est impossible d'en sortir. Bordel, pourquoi faut-il qu'il soit aussi si irrésistible ? Pourquoi faut-il que je comprenne les choses bien trop tard, que j'ai toujours un train de retard comme il dit si bien. Pourquoi ? Oui, tant de pourquoi avec aucune réponse, aucun parce que en guise de retour. Et puis tout va trop vite, tout se déclenche sans même que je m'en rende compte. Je lui demande de m'embrasser, mais bien sur Fizzy, continue à t'enfoncer ! « Fizzy… C’est pas du jeu. Je suis un homme… Pas une statue de pierre… » J’acquiesce, je le sais parfaitement qu'il n'est pas un jouet, que c'est un homme, un homme pour qui mon cœur bat sans cesse, un homme qui hante mes nuits et berce mes jours mais qui est à une autre. Trop tard, Fizzy, tu arrives toujours trop tard... Et sans même comprendre, il franchit cette barrière, sa main sur mon visage et ses lèvres prenant possession des miennes. Oh mon dieu ! C'est doux, c'est léger, ça n'a aucun rapport avec tous les baisés échangés avec les autres. C'est magique, merveilleux, ça mène nul part mais ça transporte sur un petit nuage. C'est un naufrage, une tempête dans ma tête, dans mon cœur, c'est un tsunami, ça fait des ravages, c'est puissant. C'est ça le véritable amour, c'est ça les vrais sentiments du cœur quand ils peuvent enfin s'exprimer. J'aimerais retenir ses lèvres, mais il se recule trop vite et m'empêche de prolonger ce baisé. Mon cœur cogne dans mes tempes, mon cerveau est en ébullition et mes lèvres sont imprégnés de son odeur. Je baisse les yeux et puis les remontent, mordant ma lèvre inférieure et me rendant compte qu'il fait la même chose, je souris légèrement. « Tu sais que c’était un fantasme d’adolescent ça… » A son sourire, je laisse un rire cristallin s'échapper d'entre mes lèvres. Et dire que je viens de réaliser le fantasme d'adolescent de mon meilleur ami d'enfance. « Fizzy… Qu’est ce que t’attend de moi ? » J'essaye de chercher une réponse mais pour l'instant rien de ne me vient. Hormis le fait de me retenir de lui sauter dessus et de lui faire un câlin en mode panda. Après tout, maintenant plus rien ne pourrait nous briser non ?   Il s’assoit sur le canapé et je me rapproche à nouveau de lui, le laissant prendre mes mains, entremêlés ses doigts aux miens. Un frisson traverse mon corps, ça fait tellement du bien, c'est comme un soulagement, une libération... « Je veux pas te perdre une nouvelle fois… »  Et moi donc, je crois qu'après tout ce qu'on a du surmonter et cette soirée, je serais incapable de survivre si je devais le perdre à nouveau. « Jules... » Le seul son capable de s'échapper de mes lèvres, un soupir de son nom, une recherche de réponse qui n'arrive pas à parvenir à mon cerveau... Et pourtant, je serais prête à tout pour lui, mais comment lui dire ? Comment faire pour que personne ne souffre et surtout pas lui. Comment faire alors qu'il est censé être avec une autre ? Je ne peux pas lui demander d'abandonner Dawn, ça ne se fait pas après cinq ans tout de même. Malgré le fait que leur couple ne dure que depuis un an... « Je crois qu'on n'arrive pas à imaginer à quel point l'un est important à l'autre... Je crois qu'on n'arrive pas à admettre qu'on est plus que de simples amis, voire même plus que deux meilleurs amis d'enfance. Je crois qu'on n'arrive pas à ouvrir les yeux sur notre réelle nature de nos sentiments, Jules... » Je me lève pour m'asseoir sur le canapé à ses côtés sans lâcher ses mains. Elles me procurent une certaine chaleur tout en glissant des frissons dans mon dos. « Je veux pas que tu crois que je te considère comme un simple jouet Jules, t'es tellement plus que ça... » Je laisse une de mes mains de libérer de la sienne pour venir caresser sa joue et faire dévier son regard sur moi. « Je suis heureuse d'avoir pu réaliser l'un de tes fantasmes alors. » J'essaye de détendre l'atmosphère, même si elle n'a pas l'air si pesante que ça. Je veux me racheter pour tes mes erreurs commises, je veux qu'il me pardonne d'avoir faillit alors que je n'aurais pas du. « J'attends rien de toi. Ce serait égoïste d'attendre de ta part de quitter celle qui partage désormais ta vie pour partager la mienne. Je veux juste retrouver le Jules d'avant, être aussi proche que possible. Je veux pouvoir me montrer en présence de mon meilleur ami sans avoir peur de déraper, d'être juger ou autre. Je veux attendre le moment où toi tu seras prêt pour qu'on recommence à zéro et qu'on essaye de tenter un nous... » Nous. Oui, plus de toi, plus de moi, plus de toi et moi séparé, l'un sans l'autre, les deux ensembles. Ce serait merveilleux. Je me rapproche à nouveau de lui. « Moi non plus je ne veux plus jamais te perdre ! » Et puis je ne réfléchis plus et je laisse parler mon cœur, mes lèvres capturent les siennes, un peu le prolongement du baisé de tout à l'heure que je n'ai pas pu avoir.
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MessageSujet: Re: C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules   Dim 2 Fév - 4:29

Jules & Fizzy
CAUSE WHEN WE ARE GOOD, WE'RE GRAND, BUT WHEN WE'RE BAD WE ARE VERY BAD. BUT I STICK AROUND 'CAUSE THE LOVE THAT YOU'RE GIVING ME IS THE BEST I'VE EVER HAD. OH, OH, OH, OH. AND IT'S FUNNY TO ME, THE WAY THAT THINGS HAVE WORKED OUT. THERE'S NO DOUBT IN MY MIND THAT YOU CAN'T RECALL WHAT THIS ALL WAS ABOUT. SO LET'S GIVE IT UP. LOVE ME SWEETLY AND COMPLETELY COME AND SIT BESIDE ME 'CAUSE YOU KNOW I NEED YOU NEAR. WHEN YOU'RE WHEELIN' WITH THAT FEELIN' WE'LL PAINT THE TOWN PINK 'CAUSE BABY, RED IS SO LAST YEAR.



Les secondes me paraissent étonnamment longues, étirées à l’infini pour me laisser le temps de savourer la proximité de Fizzy. Même si nos mains ne forment plus que le dernier point de contact entre nous, ça me suffit. Les gestes avaient toujours été plus importants que les mots puisqu’au final c’est tout ce que j’avais pu avoir. Toutes ces journées, ces années même, passées ensembles. Ces petits gestes, ces heures passés dans les bras l’un de l’autre ou main dans la main. C’est ce qui m’avait poussé à lui avouer ce que je ressentais il y a cinq ans, mettre des mots sur tout ce qu’elle m’apportait mais elle n’avait pas la même vision que moi à l’époque, et moi je n’avais plus le temps d’hésiter non plus. Ça nous avait déchirés puis éloignés, et ça m’étais plus facile de penser que ça serait définitif pour pouvoir avancer. Mais maintenant j’étais perdu, à la croisée de plusieurs chemins sans savoir où aller. « Jules… » Sa façon de prononcer mon prénom me tire un frisson et l’envie soudaine de l’embrasser à nouveau. Mais je me fais violence pour rester sagement assis et baisse les yeux essayant vainement de calmer mon coeur affolé et reprendre une respiration plus posée. « Je crois qu'on n'arrive pas à imaginer à quel point l'un est important à l'autre... Je crois qu'on n'arrive pas à admettre qu'on est plus que de simples amis, voire même plus que deux meilleurs amis d'enfance. Je crois qu'on n'arrive pas à ouvrir les yeux sur notre réelle nature de nos sentiments, Jules… » Je souris intérieurement, la clarté de mes sentiments pour Fizzy avait toujours été d’une dérangeante netteté. Mais que ce soit aujourd’hui ou hier, ils n’étaient jamais les bienvenus. Je ne voulais pas me laisser aller à les libérer ce soir pour devoir de nouveau les enfermer dans leur cage dorée dès demain matin. Elle vient s’asseoir près de moi et mes mains se resserrent instinctivement sur les siennes de peur qu’elle ne les lâche. « Je veux pas que tu crois que je te considère comme un simple jouet Jules, t'es tellement plus que ça… » L’idée ne m’avait pas vraiment effleurée en fait. Mais c’est vrai que  ça aurait pu. «  Je sais Fizzy.. »  L’idée qu’elle ai pu sortir avec d’autres hommes en couple me vient à l’esprit mais je la rejette en bloc, elle n’était pas comme ça, jamais elle ne ferait du mal intentionnellement à quelqu’un. L’une de ses mains finit par m’échapper pour venir caresser ma joue, j’ai envie de fermer les yeux mais elle me pousse à relever les yeux sur elle. Pourquoi faut-il qu’elle soit si séduisante ? Ça m’aide vraiment pas à garder la tête sur les épaules. «Je suis heureuse d'avoir pu réaliser l'un de tes fantasmes alors. » Je ne peux m’empêcher de rire légèrement. « J’en suis heureux aussi. » Même si je venais sans aucun doute de tromper Dawn, je n’arrivais pas encore à m’en vouloir. J’en avais tellement rêvé de ce baiser, que ça aurait fini par arriver un jour ou l’autre. Je ne me voyais pas finir ma vie sans, ne serait ce qu’une fois, avoir pu embrasser Fizzy, peut importait les conditions. « J'attends rien de toi. Ce serait égoïste d'attendre de ta part de quitter celle qui partage désormais ta vie pour partager la mienne. Je veux juste retrouver le Jules d'avant, être aussi proche que possible. Je veux pouvoir me montrer en présence de mon meilleur ami sans avoir peur de déraper, d'être juger ou autre. Je veux attendre le moment où toi tu seras prêt pour qu'on recommence à zéro et qu'on essaye de tenter un nous… » Je ne savais pas quoi penser. Un nous ? Elle voulait vraiment tenter un nous ? Rien qu’à cette idée, mon coeur semblait faire des bonds incontrôlable dans ma poitrine. Forcément, elle ne me forçait à rien, et l’idée que pour pouvoir être avec Fizzy il faudrait que je laisse tomber Dawn avait le don de me calmer immédiatement. Elle avait tellement fait pour moi, et moi je l’abandonnerais à peine revenu pour retourner avec ma meilleure amie qui avait été à l’origine de tout le bordel de ma vie. Mais si je restais avec Dawn le reste de ma vie par fidélité tout en sachant que j’aurais été plus heureux avec une autre c’était un coup à le regretter amèrement. Elle s’approche et je lui souris pour cacher mon malaise, un nouveau verre m’éclaircirait peut être les idées mais ça paraîtrait peut être un peu bizarre. « Fizzy… » Ce coup-ci c’est moi qui n’a rien de mieux à répondre. Elle est entrain de me parler d’être ensemble, ce que plus ou moins secrètement j’avais toujours espéré, et je savais pas quoi lui répondre. Bordel, c’est pas possible d’être aussi poissard. « Moi non plus je ne veux plus jamais te perdre ! » Ça faisait au moins une chose sur laquelle on était d’accord. Sans m’y attendre, ses lèvres capturent les miennes. D’abord surpris, il ne me faut pourtant pas longtemps avant de répondre à son baiser. Je n’ai aucune envie de la repousser, parce que j’ai peur de ne plus pouvoir plus tard. Alors je l’embrasse, comme si c’était la première et dernière fois. Je veux qu’elle sache, qu’elle comprenne à quel point je l’aime et l’ai toujours aimée. Ma main se sépare de la sienne pour pouvoir la prendre par la taille et la porter doucement à s’asseoir sur mes genoux sans pour autant lâcher ses lèvres. Ce n’était pas vraiment dans mes habitudes de me montrer aussi entreprenant mais j’en avais besoin. La sentir tout contre moi, pouvoir la prendre dans mes bras et passer une main dans la cascade blonde de ses cheveux. Des gestes qui étaient restés platoniques, amicaux, et qui prenaient maintenant un tout autre sens. À bout de souffle, je suis pourtant forcé d’éloigner mon visage du sien sans pour autant le quitter définitivement puisque le bout de mon nez continuait d’effleurer le sien dans un espèce de bisous esquimau plus doux. Si mon sourire aurait pu faire pâlir de jalousie Miss America à cet instant, j’avais pourtant conscience que c’était mal, même si je ne le ressentais pas encore. « Fizzy, si on continue comme ça, je vais finir par te kidnapper et t’emmener loin d’ici… » L’alcool rend cette idée d’autant plus attrayante d’ailleurs allant jusqu’à essayer de planifier où est ce qu’on pourrait partir ? Mais je ferme les yeux  et secoue légèrement la tête pour me sortir cette idée du crâne. On avait des boulots, des amis, nos familles, et puis tout ce qui nous appartenait était à Gold Coast. « Mais je veux pas me mettre Isa et Leana à dos pour t’avoir arracher à votre petit clan. » Je me mordille la lèvre pour ne pas l’embrasser à nouveau et plonge mon regard dans le sien. J’étais tellement bien, je ne voulais pas penser à ce qui adviendrait plus tard, tout ce que je voulais moi c’est pouvoir prendre Fizzy dans mes bras quand je le voudrais. Pouvoir l’embrasser sans être catalogué comme un salopard infidèle. Mais il y avait Dawn… Mon sourire se fane allant jusqu’à faire une légère grimace. «  Il faut pas que ça se reproduise… Pas tant que je suis avec Dawn. » Il fallait que je me fasse violence pour sortir un truc pareil alors que je pouvais encore sentir son souffle contre mes lèvres. Je ne lui disais pas qu’il fallait qu’on oublie ce qui s’était passé ce soir et reprendre chacun nos vies comme si rien était puisque moi même j’en serais bien incapable. Mais je n’avais aucune envie d’être un infidèle et faire de Fizzy ma maitresse alors qu’elle était tellement plus. C’était surtout une sorte de promesse. La promesse que tout ça s’arrangerait, qu’il y aurait un nous, un jour. Mais pas comme ça. Pas caché, ou en mentant à tout les autres et à nous même. « On l’aura notre belle histoire… » Je lui fais un sourire et l’embrasse sur la joue, au coin des lèvres.
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C'est pas comme ça que j'imaginais les choses. Fizzy & Jules

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